STATIM WOMEN*
Femmes de naguère
Femmes de naguère, en
de suaves moues,
Déclinaient l'invite
de l'amant empressé,
Se perdant, quand le cœur oppressé
Accentue avec grâce, l'illusoire remous.
Aux bises éthérées de primes estivales,
Portaient toilette serties de ganses ;
Du port altier,
pinçaient de l'offense,
Le culmen, l'espoir conjectural.
Elles éveillaient de
nos rires éteints,
L'exhalaison,
profanant des discrétions,
Retenue dont la
dame, avec attention,
Encloître aménité du sublime teint.
Avaient la douceur
des portraits de Clouet,
Beauté des gouaches de
Marie Laurencin ;
Angelica Kauffman en ses dessins,
Donnait à leur regard, sans le renflouer,
L'intrigue des maîtresses séduites
Dont le talent loue
le circonstancié,
Faisant commerce, sans se supplicier,
Du charme allusif de l'esprit émérite.
Accusant, en de vains
soubresauts,
D'espiègles
pirouettes, la rouerie…
Les femmes de naguère me sourient,
Puis se meurent, déliées du sursaut
Enjôleur de
mes stances marries.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020













