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jeudi 4 juin 2020

ET QUOD NATUS…


ET QUOD NATUS…
Avoir été et… naître

La pensée ruinée refoule du présent,
Riches idées, subtiles pirouettes
Du temps qui peu à peu, s'émiette
Du cœur piégé de l'être méprisant.

Sous gravats et déblais se meurent
Les cris adolescents, nos quinze ans
Dont l'adulte trouvait fort déplaisants
Les accords insufflés de rumeurs.


J'escalade d'abruptes parois, la nuit,
En somnambule, en piètre écrivain
Grisé du cépage ennobli de son vin
Bouchonné de miasme de suie.

Je cours, affublé d'indécence,
D'impudeur ; mes lubies ont fondues
En l'âtre de vains sous-entendus,
De piques encartées à l'enfance.


Je voudrais calter, fuir le temps,
Pour le vaincre plus tard… rien n'y fait !
En ce monde_ hélas! _ rien n'est parfait…
Encor moins mon double hésitant !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020