ET QUOD NATUS…
Avoir été et… naître
La pensée ruinée
refoule du présent,
Riches idées, subtiles
pirouettes
Du temps qui peu à peu, s'émiette
Du cœur piégé de l'être méprisant.
Sous gravats et déblais
se meurent
Les cris adolescents, nos
quinze ans
Dont l'adulte trouvait fort
déplaisants
Les accords insufflés de
rumeurs.
J'escalade d'abruptes
parois, la nuit,
En somnambule, en piètre
écrivain
Grisé du cépage ennobli
de son vin
Bouchonné de miasme de
suie.
Je cours, affublé d'indécence,
D'impudeur ; mes lubies
ont fondues
En l'âtre de vains
sous-entendus,
De piques encartées à
l'enfance.
Je voudrais calter, fuir
le temps,
Pour le vaincre plus
tard… rien n'y fait !
En ce monde_ hélas! _
rien n'est parfait…
Encor moins mon double
hésitant !
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2020


