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samedi 20 juin 2020

SERO… MAYBE*


SERO… MAYBE*
Trop tard… peut-être.
                                                                                                                

Ne plus courir sur les grands boulevards,
Voir les dentelles des chattes bafouées,
Oublier des principes, la morale-buvard
Inspirer du respect, les règles sous huées.

Donner parfois raison aux fallacieux
Manigançant en de sombres impasses ;
Avaler du profil l’engobe chassieux,
Bouloché, et que les larmes tracent. 

Se laisser prendre aux tempêtes
Figées des flots ; y ondule la lame
Plissée au roulis de l'eau ; s’en émiettent
De baveuses giclées sous rames.


Louer les mots vidés de quintessence,
Épenthétique sève sur toile dressée,
Pléthore d’images feutrées d’indécence ;
Arc-boutant Rimbaud, Verlaine, blessés

Du derme effecteur, pour le démettre
De ses fonctions … pauvre littérature
Asexuée ; ne peut de l'idiome, permettre
D’en exclure les bourbeuses ratures !

En gérontes aigries, le vieux cénacle
D'héliastes du temps désordonné,
Scelle du style baudelairien, débâcle
Concentrée du rhéteur condamné

A errer, amputé de sophismes,
De métaphores grisée de chimères,
Glossolalie riche de syncrétisme,
Prélature ointe de dons éphémères.


Je vomis des fervents interdits,
L'hypocrisie aseptisée de vices
Liés à l’inconscient ; l’âme en affadit,
Le liquoreux, les poreux artifices

De l’animal sous ma peau métissée,
Au confort dont les vierges sifflaient
L’uvale embrocation du poil hérissé,
Imprégné d'insolences, l’habitacle enflé.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020