ET IN ORE PLANETARUM*
Au bord des planètes
Aux corps de femmes, ces flottantes
planètes...
Effeuillant des nuits, chaque étoile,
Avions des voies martiennes, volé
Les cailloux obstrués du long voile
Du périapside… pour nous envoler,
Empruntions l’obi de Van Allen,
Usurpant ses cordons fissurés,
Au temps clair des fredaines ;
Sans craintes de nous y emmurer.
Hantées de songes, de sorgues
Morphiques, phonies, sommeils
Flattant de ces points d’orgue,
Le libretto du solennel éveil,
Ce synopsis ; nous voilà sur
Vénus,
Ripions d’orbites, en globes ignorés
D'astres comme de lourds nimbus,
Leur mouvance d’astres mordorés.
Sur ta peau, ma bouche, des crispations,
Frissonne, puis, sans mal, humidifie
Des fines jouissances, avec attention,
Ta chair, sous son fourreau seyant.
Nous mélangions des pulsions,
L'épicurisme qu'apaise le soulas ;
Il alune des membres en traction,
L’efficace énergie ; disperse çà et là,
Tes soupirs, au centre de Mercure :
Symboliques ébauches, consomption
De corps dérivés, ourlés d'injures,
Froncés de
cicatrices d'excitation.
Armand Mando
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