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samedi 27 juin 2020

NIHIL SUUS*


NIHIL SUUS*

Ce n’est rien

Ce n’est rien qu’un espace,
Une voûte perdue, une voie
Sur laquelle au soir, passent
Les astres morts, quand louvoient

Les planètes d’un lointain passé,
Les étoiles d’un proche avenir 
Où le temps semble se déplacer,
Où les heures peuplent le devenir.

Ce n’est rien qu’un sommeil, coma
Dont on ne revient pas… absence
Fardant de l’esprit en de malsains frimas,
La raison et la foi encavées d’indécence.

Ce n’est rien qu’un baiser ; promesse
Non retenue de propositions
Faites de hâblerie, jésuitisme, de mots
Dont la harangue civilise la liesse…


Ce n’est rien qu’un voyage incertain,
Sans escale, sans pause, ni envies ;
Croisière sur l’océan lointain,
Quand l’homme seul dévie

Du socle des folies… ce n’est rien,
Qu’un départ sans retour, un envol
Au-delà du cylindre, fatal exil… rien
Qui ne se puisse être sous contrôle.

Rien que la fin d’un monde,
Vois ! La galiote prend l’eau ;
Vrai ! Les confluents  inondent
La berge chahutée des grands flots.

Ce n’est rien qu’un espace…
Il faut que jeunesse se passe !



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020