MOLLIS FIGURA*
Molle silhouette
Je fais des rêves creux_ songes
Étirés dans le vide des nuits,
De riches et replets mensonges,
En l’antre d'un abyssal puits.
Femme, en fougueux sigisbée,
Aimerais en l'aube, défroisser
Des nymphes, l’échancrure de baie ;
Face aux fous vous ayant offensée.
Vous souvient-il des jeux interdits
Dynamisés en des rondes superbes,
D'entrelacs dont l’émotion roidit
Sans équivoque, les doléances
terbes ?
La turgescence en accentuait,
De l'étreinte bée, la vraie
tonicité ;
Nos mots complices insufflaient
Aux blandices, ferveur, émotivité :
Désuètes soufflées, fades cuvées…
Femme, serai à votre dernier râle,
Sur vos seins dont l’aréole couvée
Apaise le soldat que la fatigue tale.
Le doux profil de mes narcoses,
Vous ressemble… trait pour trait ;
Il y dévoile, en d'altières pauses,
D'insipides lubies sans
attraits,
Vieux clichés mort-nés, avortés,
Pourris sous grumes d’aquarelle,
Sur la toile mitée où sombre l’été
De ce passé moisi en craterelle.
