pinterest

dimanche 7 juin 2020

STATIM WOMEN*


STATIM WOMEN*
Femmes de naguère


Femmes de naguère, en de suaves moues,
Déclinaient l'invite de l'amant empressé,
Se perdant, quand le cœur oppressé
Accentue avec grâce, l'illusoire remous.

Aux bises éthérées de primes estivales,
Portaient toilette serties de ganses ;
Du port altier, pinçaient de l'offense,
Le culmen, l'espoir conjectural.

Elles éveillaient de nos rires éteints,
L'exhalaison, profanant des discrétions,
Retenue dont la dame, avec attention,
Encloître aménité du sublime teint.


Avaient la douceur des portraits de Clouet,
Beauté des gouaches de Marie Laurencin ;
Angelica Kauffman en ses dessins,
Donnait à leur regard, sans le renflouer,

L'intrigue des maîtresses séduites 
Dont le talent loue le circonstancié,
Faisant commerce, sans se supplicier,
Du charme allusif de l'esprit émérite.

Accusant, en de vains soubresauts,  
D'espiègles pirouettes, la rouerie…
Les femmes de naguère me sourient,
Puis se meurent, déliées du sursaut
Enjôleur de mes stances marries.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020