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samedi 6 juin 2020

BEGUINARUM SERVIENTES*


BEGUINARUM SERVIENTES*
Béguines asservies


Je bois à tes silences, par lampées,
A l'asymbolie, l’incompréhension ;
Je fais, sans me jamais tromper_
Le tour de l'insomnie, de l'affliction.

J’aurais pu emprunter raccourcis,
Amputer le tracé, m’étendre
Sur la rive où ton corps indécis 
S'aiguise, sans en pourfendre

Les flots ; là, tu fais paissance,
Jouissance dont la serve féale
Grand bien lui fasse !... tance
L'absconse fièvre de l'âme létale!

Tu aimes les femmes de gabier ;
L'ironiste semble tacler ton vice ;
Saphique Mélisande d'un gerbier
Que Pelléas égrène ; s'immiscent

Des tiges par trop malmenées,
D’intrusives risées d’aube tiédie ;
S'y égarent en l’œil illusionné,
Lesté de grimaces, la palinodie.

Tu maquilles sans peine l'histoire, 
L’espèce spoliée de confort…
Y dois-je céans placer offertoire,
Abouter cet affront, sans efforts ?

Ce cautère brûle l'âme, l'asservissant 
Parfois, en des luttes fouillées
D'acolytes aux thrènes blessants,
Déviance de none agenouillée

Devant la couche fardée d’adultisme,
Ce satin froissé, ce sinueux détroit
D'imprécatoires larmes d’atavisme:
Hérédité conspuée du matois.




Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020