BEGUINARUM SERVIENTES*
Béguines asservies
Je bois à tes silences, par
lampées,
A l'asymbolie,
l’incompréhension ;
Je fais, sans me jamais
tromper_
Le tour de l'insomnie, de l'affliction.
J’aurais pu emprunter
raccourcis,
Amputer le tracé,
m’étendre
Sur la rive où ton corps
indécis
S'aiguise, sans en pourfendre
Les flots ; là, tu fais
paissance,
Jouissance dont la
serve féale
Grand bien lui fasse !...
tance
L'absconse fièvre de
l'âme létale!
Tu aimes les femmes de
gabier ;
L'ironiste semble tacler ton
vice ;
Saphique Mélisande d'un gerbier
Que Pelléas égrène
; s'immiscent
Des tiges par trop malmenées,
D’intrusives risées d’aube tiédie ;
S'y égarent en l’œil
illusionné,
Lesté de grimaces, la palinodie.
Tu maquilles sans peine
l'histoire,
L’espèce spoliée de confort…
Y dois-je céans placer
offertoire,
Abouter cet affront, sans
efforts ?
Ce cautère brûle l'âme, l'asservissant
Parfois, en des
luttes fouillées
D'acolytes aux thrènes
blessants,
Déviance de none agenouillée
Devant la couche fardée
d’adultisme,
Ce satin froissé, ce sinueux
détroit
D'imprécatoires larmes
d’atavisme:
Hérédité conspuée du matois.
Armand Mando
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