PROLEGOMENA NOVAE RHETORIS*
Prolégomènes de rhéteur
Arguties de sophistes, cavillations,
Rhétorique, avez tant piégé
D'historiographes, puis, assiégé
Cérébralité, présuppositions
Du savoir: ressources et science,
Dont le profane honnit l'érudition
Bercée d'ignobles prétentions
De vils déclamateurs, la sapience,
Prodrome, didascalie dont l'orateur
Couve de paradoxes le libelle
Qu'il défend seul, l'œuvre rebelle,
Réfractaire aux notes d'éditeur.
Souvent, par des mots écorchés
De graphèmes, le scribe trace
La circonlocution, puis, place
L'ouvrage tristement amoché
Au linéaire d'un style détergé
De poncifs, truisme de prosateurs,
Tautologie de gazetiers conteurs
A la sortie d'un tabloïd ennuagé.
Ce monde sans liens, trop fardé,
Est un média à lui seul, registre
De gongorisme, prêches de ministres,
Simulacres de plénipotentiaires
ardés
D'arrogance, consumés des flammes
De l'orgueil, brasier que ne peuvent
Calmer les tatillonnes preuves
De coadjuteurs au filin du drame.
S'il y a un semblant d'avenir,
Resteront d'incandescentes braises
D’esbroufe ; bien fol qui du
malaise,
Matera l'imposture, ce menhir !
Armand Mando
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