APERTUM MIHI*
Ouvrez-moi !
Ouvrez-moi la porte que j'y voie naître,
Des nuits épurées, le vertige de chute
De prédateurs qui de sauts, en culbutes,
Blackboulent au parvis des traîtres !
Asservi, domestiqué, en peine,
Ai compris, sans entraver raison,
Le mal qui régit aux oraisons
De complies, l'intolérable haine
Dont font montre l'oppresseur,
L'autocrate, le triste sycophante,
Ce roturier ; sa nescience enfante
A la primauté du gagiste-censeur
Suprématie de kaiser boudant
Du pisse-froid, l'ithos d'alliance
Exempt _ c'est vrai_ de méfiance
Du ventripotent lord succédant
A l'orgiaque tiers-état insolvable
En sa déliquescence, royaume
En déroute ; y croupit l'homme
Rétif: rodomont ou notable.
Ouvrez entre deux courants-d'air,
Céans, l'accès aux fastueux édifices
Couronnés de potentats en lisse,
Dynastes soutenus de larvaires !
Voudrais des forteresses, le beffroi !
J'en écharpe les miasmes blutés
De faïence, l'éther du bel été
Délié des maillons du grand froid.
Armand Mando
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