Les ombres
décharnées empuantissaient l’azur ;
De l’espace,
Haumea la transneptunienne
Ajustait de
Kuiper, la boucle méridienne,
D’où
perlaient des vapeurs ointes en brasure.
Livides, au
ciel plombé du jour, les rais
Laissaient choir de moites exhalaisons…
D’étranges
spirales encordaient des saisons,
Chapelet
de fluides dont les vents se paraient.
Le temps
s'est s’arrêté aux portes du néant ;
En travestit
l’économe parure… flottaient
Sur la
bulbille, des suées, qu’éclataient
Les poussières,
les pierres s’y agglutinant.
La mort traçait, au nord de ses pavages,
Avant que
de s’offrir cérémonial d’ocre,
Reflets
de cerces bistrées : médiocres
Marbrures,
éclats d’un schéol d'encrage.
Qu’était-ce,
en ce flou de disproportions
Ourlées au bâti de mortifères feintes :
Vies désaccordées, ambitions éteintes ?
Ou simplement…
ultime consomption.
En chevauchant des flots le trouble catarrheux,
Les vagues
modelaient de l’océan crispé,
L’immense
plénitude, en l’onde agrippée
Aux pans de
la lame à l’aspect butyreux.
La terre
pavait d’inaudibles râles, son couvain ;
L’insecte
en butinait de son ventre flétri,
Les fatales
ridules dont elle s’était pétrie,
Pour Hadès
devenir, bosselée d’épervins.
Un mirage
de trop, un miracle de moins,
Pour confondre
du rêve, l’onirique butée ;
Les franges
de l’oubli s’en viennent hanter
La mémoire
trouée de nos songes témoins ;
Ils effleurent
du vide, au mois de nos envies,
L’abyssale
coulée, le tincal de l’influx…
Nous voilà :
prisonniers du rose mafflu
De l’imprécise
face… jamais, en cette vie,
Ne verrons croître
l’enfance fardée de mots
Volés aux
grands :sages attifés de préceptes,
Et que l’on
sait trompeurs… nul n’ignore le concept
Des lois de
l’exinscrit : nimbe flou de marmots.
Si je sais, des fratries claniques _ quel bonheur ! _
Me défaire
sans mal ; les chimères s’accolent
À ma désillusion
qui, du banc de l’école,
Au lupanar
des louves, en tacle le déshonneur…
Peut-être _
en ce chaos où le cosmos décède_
Pour amoindrir
de ce mal en laptot, cet ilote,
Le capricieux
servage que densifient, pâlottes,
Mes idées
de trouvère, de prétentieux aède.
Je sais, de
ce deuil pisté de ma vacance, œuvrer,
Sans gêne,
ni besoins… avec pour viatique,
L’équivoque
constance diaprant la poétique,
L’évasive fertilité
dont l’âme veut s’enivrer.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
