OU…
CONCESSIVES
(Mes chroniques)
Des rives
argentées de mon île lointaine,
Aux berges lacustres
bordant le littoral,
S’épanouissent, aux soufflées binaurales,
Une faune
craintive, une armée souveraine.
Dénouant le
cordon de la flore bée, l’aube
S’en vient
quérir des fragrances, les sucs,
Au
matin renaissant, puis, du viaduc,
Le pas lourd
de chasseurs, piégés de billebaudes.
Au fusain
des saisons, éclatent des couleurs,
De généreuses
teintes défigées de l’étoupe :
Mirifiques nuances
aux rais qui les découpent,
Somptueuses
variantes démunies de pâleur.
Cachée sous
la mangrove, s’apprivoise l’étrange,
S’amadoue
le mirage… les mortes eaux pénètrent
Dessous la
canopée, la fêlure champêtre ;
S’insèrent
aux ajoncs enracinés aux franges.
Du
ruclon évidant son remugle ; céans,
Les sternes nagent en l’air humide,
Aux migrées perforées, dont le vide
Caresse des
remous, les perles d’océan.
Complice de
ces jeux, au soir ragaillardi,
Ma plume
vient éclore, sous le quinquet fragile
Œuvrant en
la coulisse d’allégories agiles,
Florilège d’images,
de romances hardies.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
