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mardi 15 août 2023

LAISSEZ ENTRER LE JOUR !

LAISSEZ ENTRER LE JOUR !

 

Si femme, aux rêves bleus de la mansuétude,

Amante, aux noires sorgues du désir sélectif ;

Si jouissances probables au ferment conclusif,

Harengère déçue ; trop souvent, enclose d’hébétude.

 

Amies aux moites illusions du tropisme latent,

S’imaginent_ pour s’en mieux convaincre _ fidèles

Encagés de pulsatiles donnes : étiques haridelles

Liées aux portes d’assommoirs… hésitants.

 

Si rosière aux rétifs aveux à l’ouïe d’abbés,

Prétentieuse louve aux insatiables crocs ; goulue ;

Si mutine naïade, et sans l’avoir voulue :

Immodeste, aux algides frissons… inhibée.

 

Entrelacés, confiants, pris au rets du fantasme,

S’enrouent en de malsaines frimes… inacceptables

Ardeurs, récusables concupiscences… détestables

Accords, douteuses partitions étrillées du marasme.

 

Si candide, si sage dentelée de poncifs de calque :

Emotive nymphette aux chutes d’Abarbarée…

Si ribaude perdue… peut-être, chienne égarée

D’un triste lupanar… amortie de défalques.

 

Il n’est d’autres besoins, que celui d’exister

Au centre même de l’irrésolu… l’intention louable

Est un trompeur falot: quinquet adaptable

Aux nocives percées d’un esprit déjanté…

 

Jugeons nos semblables, sans retenue aucune ;

Nous, pécheurs anonymes, poussières d’écume ;

Sommes-nous maîtres, nous, miasmes de bitume,

Larvaires ; trop souvent éconduits ? la rancune

 

Pour arme… arpentons, sous raglan d’insert,

Les terres désœuvrées de l’éphémère vie…

Traînerons au naos de fastueux parvis,

Cette piètre dégaine de pecus insincère…

 

Dieu, juge de nos confesses, l’absolutoire

De nonces grimaçants: puants vaguemestres

Naviguant à vue… leurs empreintes senestres,

Seing grimé, farderont ce poreux blutoir.

 

Ai vu percer, en mes dévergondages, l’automne

De jours enfuis, l’hiver de mes folies… immature,

Au tertre de vains peccavi, avec pour armature,

Pour soutenir ma peau, les rites monotones

 

De religions bambanes… O que n’ai-je récusé,

Aux pernicieuses salves de la gent ébaubie,

Et l’ivresse, et l’audace, de mon moi estourbi

En l’ego de prévarications : cet avers trop usé !

 

Comme il me tarde d’être ce que je ne suis plus !

J’aimerais revenir aux pointes du levant,

Ecorner ma superbe, civiliser ce piètre survivant :

Parasite, en mon double ... bacillaire surplus.

 

Je reviens de loin… l’espèce, en ma demeure

Profane les matins… qu’importe ! céans,

Je longe du caniveau, défigé du stolon, en géant,

Les alluviales voies : ou je vis… ou je meurs !

 

  Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023