Il pleut sur les vallons… il
pleut ;
Il pleut sur les coteaux… il
pleut ;
Les soleils ont perdu, en juin
l’indécis,
Les carnassières spires… c’est
ainsi !
Aux marches des chapelles, se
courbent
Les béguines larvaires ; s’y
embourbent
Le sacristain de messe, le naïf
bedeau :
Rois déchus, densifiés
de fardeaux,
D'homélies, ou de psalmiques
proses ;
Il pleut des requiem, d’irascibles
gnoses
Dont l’ataraxie trouble le
permanent
Harnaché au licol oint
d’agréments…
Ésotériques pompes, douteux
confiteor
Accèdent en ces versées à
l’ascospore :
Visqueuse ascomycète, rétive
moniale
Claquemurées au busc d’un
cérémonial.
Il pleut sur nos dimanches, nos
joies,
Sur les ruines de temples
grégeois ;
Apocryphes et textes controuvés
Suintent des pages d'un missel
couvé
D’abbesses en mal d’amour :
novices
Drapées de coulpes, de sévices
Sous la bure de Diane,
l’infâme ;
Émues de n’avoir pu s’offrir
là, en femme.
Il pleut par habitude ; las,
j’effeuille ravi
Et ma vie, et ma flamme en
survie
Pénétrées de besoins, peut-être
d’illusions
Confisquées à ma plume ceinte
d’allusions.
Armand Mando
ESPARTERO© copyright 2023
