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vendredi 11 août 2023

RISQUE EN CES PERILS

RISQUE EN CES PERILS

 

Dentelles et cotillons au bal des princesses,

Marquises poudrées, comtesses grimées

D’un vulgaire mascara les semblant sublimer :

Pauvres choses flétries au pal de la vieillesse !

 

Aux ganses de damoiseaux hués en ces lores,

Scintillent tant d’affiquets, de ces verroteries

Enchâssées à la manche de nobles coteries,

L’absurde fait gargouille aux brèches du pylore.

 

Les bourgeois engrossés du fastueux de cours,

Salivent de plaisir, pour soigner du vice,

La bambane débauche ; peu s’en faut, de l’office,

Qu’émane la vertu jouxtée d’autres parcours,

 

Que naissent, en ces frondes, de subtiles percées :

Salubres ajustements de prétentieuses castes !

Jamais ne verront_ aux licencieuses fastes _

Beauté, douceur d’un délicat tercet !

 

Ma plume s’en offusque, quand bien même,

Aux improbables donnes_ la riche catachrèse

Voilerait de l’abstrait, l’insonore diérèse,

Draperait d’allégeance l’accusatif morphème.

 

Croupissant en la vase où jaunissent les rêves,

Le festin des silènes, aux improbables vaques,

Devient_ hélas ! : ferment de pestilent cloaque,

Falun de labres nus éconduits, car, sans sève.

 

Au salon de jeunes gourgandines, soupirent

Des donzelles entretenues d’amants :

Cacochymes rentiers dont l’inusable aimant

Retient la soubrette au caveçon du pire (…)

 

Piégées du miroir de la belle fontaine, fusent

Des harmonies, de sélectives tierces ; parfois,

Généreuses promesses, chuchotis, au beffroi

De ces châteaux d’Espagne : immodestes ruses.

 

J’aime à les voir égrener du doux conciliabule,

L’impudique soufflée de la lèvre menteuse ;

Je me gausse en ces mues par trop licencieuses,

Et qu’effeuille le cœur excorié de barbules.

 

Ne suis-je en ces approches folles, ménestrel,

Trouvère de ces tablées muchées de plébéiens !

Aurais-je du verbe à naître, tel le béotien,

Manifeste recul ?... Me voilà, acculé aux poutrelles

 

D’inquisitives pensées ; moi, l’anonyme scribe

En la graphématique d’intrusives phonies !

N’ai point l’usage du fiel des cérémonies :

Vexant écobuage dont la pensée s’imbibe !

 

Les femmes de mes chutes fuient du dilatoire,

Le rigoureux procès de serves mises à mal :

Ces sottes damoiselles aux fièvres proximales,

Ces naïves sirènes privées de moratoire.

 

Filles, en de lointaines berces, domptaient

Des pulsions le douloureux servage… berçaient

De leur futur, au forclos de l’attente, l’accès

A une vie plus digne, un plus sobre motet.

 

Séduites sur la barlongue de la perversité,

Aux écailles cloquées, se laissent corrompre ;

Chiennes de boulevard, ne peuvent interrompre

De ce discontinu…  L’itérative aquosité.

 

Moi, qui ne suis que polymorphique écorce :

Indigne naviguant aux flots du raisonnable ;

Moi, l’impur encellulé d’actes condamnables,

J’accuse du paraître, en ce devenir, la force

Du pouvoir densifiant des confesses notables,

L’ivresse du repenti… sa trop fragile amorce.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023