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mercredi 16 août 2023

CRUELLE ASYMBOLIE

CRUELLE ASYMBOLIE

 

Les traces que j’ai laissées, avant de m’en aller,

Ont pavé du silence, l’insoutenable gêne

De ces âmes cloquées : espèce arrhénogène

Fuyant des froides stèles, les tristes mausolées.

 

Me suis seul, desserti d’invites princières,

Eloigné des grimaces de la plèbe vaincue,

Essorée des préceptes mis à mal du vécu,

Et qu’illute l’angoisse de chastes rosières.

 

Aux grondements des fleuves palpébraux,

En l’influx de lacrymales chues, sans mal,

Ai franchi la tortille qui, du suboptimal

Cosmétique la honte, les désirs cérébraux.

 

Maladroit sigisbée d’infidèles…apeuré,

Me suis laissé baguer en des raisonnements

Proches de l’oppression : itératifs tourments

Dont l’amante brisée semble encor écœurée.

 

De la communale où s’évaporent les sens,

Au lit froid des putains disgraciées, ma peau

A fait quémande, sous de vieux oripeaux,

De l’étrange sagesse que les hommes encensent.

 

Battu, bafoué, étranglé de stupides répons,

Ai vu mon âme partir à la dérive, piégée

De la cathèdre de chapelles assiégées

De mensonges de zélateurs _ je le crois_ fripons :

 

Vicieux prélats de laudes, réceptifs à la fesse

De naïfs pupos qui, en enfants de chœur,

Aux aubades mutées, évincent la rancœur

Du garçonnet soufflé du rite des confesses.

 

Ma vie s’est jadis, aliénée aux subtiles pirouettes

De manigances crues… l’émotion, la douleur

Transmuèrent à mon deuil, d’autres leurres ;

Qu’importe ! rasséréné, je fuis les silhouettes

 

De ces pontes hardis aux mises de sixain :

Flambeurs mitraillés de la maréchaussée,

Haussiers déparés, peu à peu, déchaussés

Du banquiste véreux croqué d’un noir fusain.

 

La noblesse du moi, sans les frasques d’ego,

Pommade d’un généreux baume, mes traînes

De va-nu-pieds aux défroques lointaines

De Mando : mon ombre tourmentée au vulgo

D’un sabir… que les passions égrènent.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023