J’ai gravé sur la peau du dévergondage,
Le mot FEMME : ductile euphémisme
Pour désigner de la beauté, le prisme
Dont le péché berce l’achalandage.
D’un imposant burin, ai guilloché la chair
De mousmés traversées d’habiles privautés :
Elles dénervent dans l’ombre, la moralité,
Ecalent des vertus: possibles surenchères.
La femme est un maillet aux mains d’un ciseleur
Dont l’ébauche émerveille l’appréciateur ;
Son galbe enchatonne l’éloquent séducteur,
Parfois, le misanthrope vexant l’épanneleur.
C’est un riche portrait en un sombre couloir,
Une peinture fauve sur un mur décrépi ;
Elle flatte l’aquarelle, trop souvent par dépit ;
Comme pour s’aliéner à ce doux nonchaloir.
Quand la femme salone, aux frimes incertaines,
Sa vindicte illusionne les mâles intrigués
De sa grandiloquence ; s’en veut-elle irriguer
En l’emphase floutée d’assertions soudaines !
La femme des premiers décans, entoile
De musique _ en nos songes précoces _
L’immodeste pépie, et, de la piètre cosse,
Caresse le bedon… lorsque file l’étoile.
J’ai appris à me taire, en la voyant mourir
Au petit matin blême… Ses yeux se sont fermés
Sur les nuits d’errance, peu à peu, déformées
De l’imprécise trotte la venant appauvrir.
Elle m’a fait intestat… qu’importe ! l’ivresse
Naît du flacon que l’émotion bague…
Resterai pour voir, aux branches qu’on élague,
Les premières couvées se vêtir d’allégresse.
