Dont
j'emprunte, sans même y penser,
Fugaces
lacets, flexuosité… y louvoient
Les spectres
du linéament… offensés.
Je fuis les
mânes d'un autre temps,
Les chimères de
ces terres vaincues
Délacés
d'improbables printemps,
Aux plaines
purgées de leur vécu.
De mes rires soufflés,
l’anhélant soupir,
S’y semble dilué
; ils travestissent,
Hors l'influx
lacrymal, les miasmes apyres
Modulés de grimaces ;
ils chancissent
Des noires
nuits, la transe d'insomnie
Annihilant du
rêve la fluide acuité…
Que ne
serais-je pas, flagellé de déni,
De billevesées
piégées de fatuité !
Au renouveau,
se pâment les ombres,
Du double-pérégrin,
mais sans terre,
Aux songes
flétris, et sans nombres
Echus d’arrogantes
pensées : cratère
En implosion, au
réceptacle, ad vitam ;
Y naissent, parfois,
de rageuses bruines,
D’offensantes
gangues… mon âme
Boude, de ces
rancunières, la pruine
Défaite de gordiens,
l'offensive chimie,
La fielleuse
mixture… cet inconfort
Pénètre la vacance
de l'insoumis
Qui, de la
chair, aspire le contrefort.
Sans m’aliéner
aux nuisibles rites,
Je balaie d'un
revers de la main,
Les frasques ;
puis, en raréfie du mythe,
L'excessive
portée de tristes lendemains.
En
nécromancienne, ivre de conjectures,
L’achronie déplisse
la présupposition
De variantes
encloses de mouture,
Afin de l’entremettre
des réactions
Dont s’étoffe
souvent le précieux silence
Du poète
rêveur détramé de la duite ;
Sa plume diligente,
sans montre d’allégeance,
La folle
mécanique de rimes en fuite.
Il donne à son
œuvre : exacte résurgence ;
Et, pour aimer,
s’applique un peu plus,
A sublimer l’écrit
amputé d'absences,
De
subornation: dérisoires surplus.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
