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jeudi 27 juillet 2023

AUX AILES BLEUES DE L’ETRANGE

AUX AILES BLEUES DE L’ETRANGE

 

Les fiancés du mois d’août offraient au temps,

Quand mûrissent les mirabelles, et qu’à l’étang,

Des murmures, se défroissaient les vents,

L’empreinte de leurs quinze ans qui, ravivant

La belle flamme, en attisait son fier ratant.

 

Naissaient en leurs yeux, de brèves lueurs

Semblables aux étincelles de douleurs

Clivées au désenchantement : ces déceptions

Liées aux souvenirs ivres de prétentions.

 

Sur l’herbe folle, repus de désirs altérés,

Se firent promesse, aux soupirs éthérés,

De s’aimer, sans craindre du jour nouveau

L’exsangue trouée, le minuscule cuveau.

 

Les fiancés de l’aube avaient gardé d’hier,

La fraîcheur du petit matin, sous l’houssière

De ces sylves où vaquent les amoureux :

Amants de l’aurore et céladons heureux.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023