Les fiancés
du mois d’août offraient au temps,
Quand mûrissent
les mirabelles, et qu’à l’étang,
Des murmures,
se défroissaient les vents,
L’empreinte de leurs quinze ans qui, ravivant
La belle
flamme, en attisait son fier ratant.
Naissaient
en leurs yeux, de brèves lueurs
Semblables aux
étincelles de douleurs
Clivées au désenchantement :
ces déceptions
Liées aux
souvenirs ivres de prétentions.
Sur l’herbe
folle, repus de désirs altérés,
Se firent
promesse, aux soupirs éthérés,
De s’aimer,
sans craindre du jour nouveau
L’exsangue trouée,
le minuscule cuveau.
Les fiancés
de l’aube avaient gardé d’hier,
La fraîcheur
du petit matin, sous l’houssière
De ces
sylves où vaquent les amoureux :
Amants
de l’aurore et céladons heureux.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
