Le long du canal
où traînent des vapeurs,
Filles et
mariniers se laissent emporter
D’opaques cirrus…
s'y laissent déporter,
Les derniers
amants égratignés de pleurs.
Au soir tombé,
s'épaississent du fleuve,
De revêches
frisures, comme désemparées ;
Il pleut sur
le tendron, la vierge effarée,
Au cordage d’envies,
que promeuvent
Galants et
nobles gens ceints de ganse,
Vertueux
sigisbées de riches lendemains :
Mirliflores,
dont on retient la main ;
Exaltés de
captieuses fragrances,
Melliflus nards,
propres à déconcentrer
En des rêves fragiles,
la rosière captive
De plaisirs
refoulés, souvent, d'affectives
Musardes, jouent les saphiques
prostrées.
Du bosquet
poudré de frimas automnaux,
S'accouplent d’hétéroclites
profils
Et, qu'érodent
les brumes indociles,
Engrossées
d'astres subliminaux.
M'y attarderais-je,
si d'autres symphonies,
D’abstraites
sonates, en modelaient l’exil ?
J’aspire du
silence, des côtes de mon île,
Les subtiles
mesures défaites d’agonie.
