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vendredi 7 juillet 2023

TROP TÔT POUR NAÎTRE

TROP TÔT POUR NAÎTRE


Laissez courir les mondes équidistants !

L’ectoplasme y enquille, toujours subtilement,

Les déçus du siècle, dont l’armement

Effraie le possédé, l’égaré, hors du temps !


Laissez entrer les gueux et les manants

Tendant sébile, au noir de l’abandon !

En être vertueux, de l'amour, faites don,

Avant que ne survienne au matin, l’aliénant ;


Extirpe de la vie, la dive quintessence !

L’affront des succubes n’a rien d’aléatoire ;

Mortes, sont passion et spleens illusoires ;

Ils traînent un venin en l’autosuffisance

 

D’orgueilleux repus de vaines dionysies :

Silènes, dont les entrailles débordent

De l’épigastre… faut-il qu’elles s’accordent

Aux systoliques flux du cœur en frénésie ?


Laissez s’envoler les fuyantes volutes

Auréolant la nue ! Ici, l’aube soulève

Des mornes plaines, l’agglutinante sève ;

S’y écoule du germe, miasmatique cuscute !


Apaisez les notules de l'opaque sommeil :

Oniriques déroutes échues de l’aurore !

Lors, croissent d’autres lunes, quand l’or

En éparpille les rais chauds du soleil.

 

A trop vouloir connaître, on émarge du lit

De fièvres invaincues ; elles en alimentent

Sans mal, les gages… s'ils nous tentent,

Séduisent, au for de l’âme ivre parhélies,


D'overdoses muées en maupiteux regrets…

Ne vous livrez aux rétentions ! Faites montre céans,

D’audace, vous, odalisques au drapé trop seyant ;

Boudez de l'ilotisme, les abruptes degrés !

 

Une nuit, peut-être(?) vous viendrai chercher,

Quitte à essarter de la bouillante plèvre,

Les bises éthérées, calmant de la balèvre,

Les moites ridules finement écorchées.


Gardez de ces soupirs, l'ondoiement plaintif !

L’étrange a pour escorte de civiles livrées ;

Souvent, elles empanachent du bâti cuivré,

Le métissage dopant l’énamouré craintif.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023