Une tête
est tombée… un roi a succombé…
Elle ne fut
pas en reste, l’Autrichienne
Morcelée par
la haine d’âmes cabochiennes,
Dépecée de
l’animadversion de l’esprit plombé.
La mort, ce
fourre-tout, en quille sur vos bermes,
A grimé le
monarque, apostasié sa foi…
Il a fait
marchandage, du faîte du beffroi,
Aux pousses
contrefaites, aux répulsifs germes
De rites
séculiers, d’observances formelles,
Pour en
assujettir le zélateur bouffi : ce bigot
Cadenassé de
prêches insufflés au cagot,
Verrouillé de
sermons, de litanies gémelles.
Un royaume
n’est plus… la cour fera bombance,
Qui du roi,
de la serve ; qui du prince, du palefrin
Au cercle
de ce mouroir, se laissera, sans freins,
Divertir des loges de la Parque, sans ganse !
Sera-ce, en
ce jour endeuillé, aux solstices,
Que s’allieront
nobliaux, écuyers, blasonnés :
Ces damoiseaux
stériles, à jamais soupçonnés
De la
vieille garde ! épiés, d’autres interstices,
Le preste
gentilhomme, le vaillant duelliste,
Se feront
accolade, en croisant le fer… altiers,
Souverains…
avançant au son de luthiers
Acclamés de
la gent pour le moins affairiste.
Aux mires
du mol achalandage, les vivres
Redonneront
sourire aux vassaux : feudataires
Aux portes
de suzeraineté ; pliés en acrotère,
Tel le
socle au fronton d’un lupanar de vouivres.
Le Dauphin
sera roi… l’infante, séduite, rougira,
Gauche, en
ses brodequins ; affectueuse Manon
D’un
couvent désœuvré, qui, au son du canon,
Egrènera neuvaines…
advienne que pourra !
Au taffetas
brodé de fringants baldaquins,
Putains et
caméristes se feront marquises ;
Engrossées
au soir, et avant l’heure exquise,
D’un lovelace,
glissé sous leur chaud casaquin.
Les curés, ces nonces assiégés d’indignes confesses,
Supplieront
la madone aux vertus d’un carmel
N’ayant
point vu le jour… rutilantes mamelles,
Et pelucheux
poitrails, sublimeront la fesse,
Sans qu’il
leur soit permis d’accéder, aux laudes,
Aux rudes
gémonies de la contrition…
Bien fol,
qui s’y fiera !!! devant tant d’imprécations,
Le clerc
affolé parafera l’ouvrage que, penaudes,
Salueront les
reines bafouées : de ces cornades,
Les cocufiées,
sans montre de parcimonie,
Agrémenteront,
en de nouveaux salons, sans déni :
Insipides causeries,
palabres bien trop fades,
Pour du fastidieux,
redorer la constance…
Aux nuits
de tarentelles, aux rigaudons d’artistes,
Les bernaches
poudrées : ces tenaces suivistes,
Déhancheront,
pour plaire, et avec insistance.
Les sages embaqués
à ce jeu de croupes, diront : _
Callipyges
sirènes enarbrées d’énergie, oyez
De l’agonie
de ces pâles catins, ces dévoyées,
Le maupiteux
râle ! … certes, nous le publierons
Aux générations
futures… les scribes, dont Boileau
Alimente cortège,
vexeront les plus tendres :
Ces plumes
avachies, ces copistes de cendres,
Emportés de
bourrasques émiettées sur l’eau
D’océans
délacés de tropiques contrées… feront,
En ces
métamorphoses baguées d’irrationnel,
Epithètes pour,
de la poétique, en ce traditionnel,
Anoblir langage,
et du barde, griffé sous l’éperon,
Aseptiser,
tel le clephte déchu, le sabir moqueur
De livresques
prosopopées, aux diurnes fontes
Du frileux
accessoire qu’Aristote, et sans honte,
Accole aux
images sublimées sans rancœur.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
