PERTURBATIO LIGAT*
Troublante lie
De l’histoire, éteignons
les mensonges ;
Des sciences, le principe... faut de l’envie,
Résorber la lie, renaître
à la vie,
Fuir le répulsif orgueil
qui ronge !
Des bornes franchies,
aux barrières,
Les gémonies
ralentissent la marche
En ce mal fleuré des patriarches
Lavant nos vieux cœurs
de pierre.
Caïnite sans âme, l’homme
égrène
De l’espoir, la silhouette
du mal
Sous le pont du monde animal
Tisonné de colère, de
folie, de haine.
Sommes devenus de rites
trompeurs,
Les rigaudons du sinistre
théâtre
Où se joue sous les
spires albâtres,
L’ultime acte enkysté de
torpeur.
Quand je pourrai annihiler
du double,
La crête cossue, en des
joutes banales,
Le sénescent profil, l’ombre
bancale
Purgée du nanan au
liquoreux trouble,
En pauvre néophyte salué
du naïf,
Ce lâche niquedouille
aux portes
D’un futur sans sève,
et qu’emportent
Les vents consomptifs
écrasés au récif
J’irai taire les mots
de l’homo erectus
Échoué sur la rive de
ce cimetière
Aux gestalts oblongues,
altières,
En l’écho d’un fastueux
angélus.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2020















