ME : IN VENEREUM*
Moi, le romantique
D'étranges brumes arc-boutent mon regard,
Brouillards échappés de diaphanes lunes…
Romantique, j’éveille d’un œil hagard,
L’iris… sans manigances aucunes.
Dans l’encre de mes soupirs, s’ébattent
Des graphèmes rehaussés de supin,
D'irascibles épithètes, des lexies acrobates ;
Elles glissent sur l’Ariane que mon style repeint .
J’aimerais animer en vos rires éteints,
La musicalité, faire en vos insuccès,
Montre de mansuétude, puis au petit matin,
Ajuster vos dentelles au douloureux corset.
Encensant des badines, l’altière mignardise,
Je me voudrais loquace, sans livrer
Au silence qui vainc la jobardise,
L’épistole... elle trahit _ ô j’en survivrai ! _
La bonhomie tressée en baccalaureus,
L’altière couronne du pompeux kaiser
Dont le fredon égaie l’énoncé, l’hiatus
Percuté des voyelles du langage pervers ;
Expérience, à n’en point douter, salace ;
La césure le dessert, affecte en ses rimes,
Le phonème des faraudes audaces,
L’orgueil quand il musarde en la pensée intime.
J'effeuille du lyrisme, la fougue passionnelle,
Je m’étonne en ces notes _ peut-être irréalistes,
D’emprunter les coursives de l’irrationnel.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019



















