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dimanche 4 août 2019

AESTATE NOTATE*


AESTATE NOTATE*
Estivales estampilles

Laissez entrer les spires de l’auguste soleil,
Les rais chauds des saisons estivales !
Vous verrez au clair des rivières, en aval
Les frétillantes loches émergées du sommeil.

Je me souviens encor en l’enfance fugace,
Des jeux sur la berge, des longues promenades ;
L’énamouré y berçait au son de cantonade,
Le désir et l’envie de dénuder Candace.

Les fleurs dont la fragrance embaumait matin,
S’entêtent à parfumer mes souvenirs passifs,
De cette exhalaison dont parle d’un ton plaintif,
Le poète amoureux  aux flux adamantins.


Que n’ai-je comme lui, sangloté en silence
En voyant s’affaisser le sopor des nuits !
Inflexible coma… la narcose s’en enduit
Pour au soir, s’agripper aux lunes de faïence.

Souvent en mes absences, mes rudes contrescarpes,
S’étirent les images confites du passé, les clichés
D’hier _ évanescent pastel peu à peu retouché
De mes folles pensées, ces noyaux endocarpes.

Les filles s’aventuraient au nord de ma bohème,
Élaguaient de mes branches, le noduleux liber,
Cueillaient de ma pépie les perles, au revers
De la soif agressant les multiples travers.

J’évinçais de la rage de vivre, le germe adolescent,
L’orgueil de mes quinze ans grimés d’immodestie ;
Mon souffle décéléré brisait des réparties
Le verbe entenaillé de mille propos stressants.

Drapé de lourds mensonges, chaque rodomontade
Plissait des maladresses, la roide gaucherie emperlée
De sophisme et auquel s’agrafait mon langage ampoulé
De piètre niquedouille étranglé d’incartades.


Je voulais du sein des rosières, aspirer la tétée,
Laper en l’écuelle de leurs vertus cachées…
Atteindre de  la probité, les sommets ébréchés
Franchis de conquérants… ne plus jamais douter.

Mais des femmes… oh ! Jamais en ces peines,
N’ai pu jouir sans luttes… au miroir de leurs jeux,
S’incarnaient les entrailles de l’impossible enjeu
Au sizain d’une mise piégée de bourse pleine.

Vous verrez comme moi, enfants du temps jadis,
L’étrange remembrance du bonheur anodin
Lorsque s’effeuilleront de vos flous citadins,
Les factices images qui en l’âme, s’immiscent !


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019