LABILIS
SUPERBIA*
Éphémère prépotence
Il n'est en ce lieu, aucune liberté
Qui vaille que l'on combatte, aucune privauté
Dont l'homme puisse jouir sans remords ;
Il n'est rien, plus rien… sauf la mort !
Les ailes de l'aurore s'alourdissent au soir
Où les amants se côtoient sans surseoir
Au défi lancé derrière la porte, au matin
Des larmes, des regrets retenus au satin
Du vieux baldaquin empuanti d'adultère,
Couche maculée de suées fragmentaires ;
S'y repaissaient deux corps inassouvis,
Deux ombres ébréchées… en survie.
Rien de plus fallacieux que cette prépotence_
Prosodiques trochées proches de l'indécence,
Illusoires envies en des soupirs de cendres,
Où la femme dévie des degrés à descendre !
Écornées en ces mondes livresques, nos pages
Dénaturent de l'idiome efficace, le style, l'adage
Conférant aux fantaisistes joutes, sarcasmes,
Vertes goguenardises incluses de marasme.
A trop jouxter le mal asservissant nos rêves,
Avons de la folie, en ces heures, et sans trêves,
Emmuré des préceptes, la morale notoire…
Se peut-il que des clauses abrogatoires,
Ayons ratifié les règles qui nous achèvent ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019


