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jeudi 8 août 2019

CONTRITIO RECIPROCA DICUNTUR*


CONTRITIO RECIPROCA DICUNTUR*
Passives contritions


Madame, sur ma peau nue, dansent
De claires nuits en l’ivoire des lunes
Abreuvées des songes d’apparence
Hypnotisées des miroirs d’infortune 
Où s'écaillent mes vieux cothurnes
Dévoilés du menuet rythmés de décadence.

Madame, ai fait des jours en pleurs,
Des étés enivrés de caresses, de privauté ;
Ils enserrent l’hétaïre immolant sa pâleur
Aux solstices dévoilés de l’aube en sa beauté.

Je rêve de trains m'emportant au-delà d’envies,
De désirs ; ils tourmentent la béguine au soir
Quand montent d'insoutenables plaintes, ravies
D’en condamner de l'âme, l'inutile accessoire.


 Madame, aimerais, au deuil de vos menstrues,
Déraciner du vice, le sang régulateur ;
De la matrice aux ovaires membrus ;
Y suintent, le cervix, l’isthme conducteurs.
 *
Madame, du mal de nous, je ne puis soumettre ;
Il n’est rien de plus vil en ce monde troublé
D’enharmonies, d’accords vivaldiens, que d’admettre
De l'instable beauté, l’éphémère remblai ;


S'y dissocient mes besoins et les vôtres,
Isolés du fantasme en sa démesure,
Ses jouissances, quoique disent les  autres,
Refrènent des lubies, d’altérables usures

Feront-ils grimacer l’odalisque rivée
A l’ithyphalle d’un triste soupirant
S'il régurgite la lasciveté ? S'en doit-il priver,
Pour de l'aveu, essarter le mourant ?
 *
Madame, à vos pieds, je me voudrais pâmer,
Bouder au for des prévenances,
L’amativité de cœurs enflammés
Dont, madame_ vous sifflez l'âpre contenance.



Armand Mando ESPARTERO© copyright 2019