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vendredi 18 août 2023

L’ASSURANCE ATTISE L’ARBITRAIRE

L’ASSURANCE ATTISE L’ARBITRAIRE

 

J’ai traversé les ponts où les sages vacillent,

Les longues passerelles en-deçà du biveau ;

Là, je vois chanceler l’anamorphe chenille,

Probable papillon sur d’étranges caveaux.

 

J’ai parcouru la lande, griffé d’herbes folles,

De coupant hallier, sans m’en plaindre jamais ;

Sans sucer de la lie, les miasmes de fioles,

Ai aspiré de l’uvale dépôt le cépage gamay.

 

J’ai donné aux complies de ternes répons,

Grimacières notes, vaporeuses teintes ;

Quand j’ai vu l’animal leur soulever jupons,

J’ai compris que les filles feraient fi des saintes.

 

J’ai brisé le silence du pesant noviciat,

Desserti d’homélies, la sournoise berce,

Niant des pleureuses éraflées d’opuntia,

La zélote mainmise : cet impudent commerce.

 

J’ai baisé des mitaines les exsangues phalanges,

Posé sourire aux lèvres de farouches pucelles ;

Nos quinze ans, en des mues qui dérangent,

Accédaient au palier d’altières jouvencelles.

 

Ai fait l’amour debout, en de froids corridors ;

Y implosent les râles de minnesingers

Rehaussant du rêve, en piètre matador,

L’ardente muleta servant à les piéger…

 

S’y affairent : catins et nobles gens, grisés

Du souffle chaud de la breneuse chair,

Ce chiffon aux coupables suées… remisé

En l’entrisme de folles surenchères.  

 

Ai, des prétentions de l’ego-camisole,

Animé l’orgueil du mâle sans attaches,

Du marin égaré, sans voile, ni boussole,

Avant de voir moisir son cuir de sabretache.

 

N’ai plus rien de l’enfant qui dupliquant

De son derme surfait, le bamban édicule,

Illusionnait son double à vau-l’eau, quand

L’espoir, et la tombe, jouxtent le réticule

Arc-bouté sous l’enceinte acrotère ; en bouscule

L’ouvrage : ex-libris de capricieux décans.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

GENEREUSE ASEPSIE

GENEREUSE ASEPSIE

 

Monotones coulées sur le bitume froid

De belles avenues empanachées de luxe, d’abus

De notoires travées, de disproportions…

 

Fastidieuses saucées jouxtant vieux beffroi,

Pont-levis et poterne, empruntés d’imbus

Dont l’empire apprivoise la déception.

 

Venez lavez du mal encellulé de vices,

De consomptible stupre, d’hédonisme,

Les pénibles travers, en ce sybaritisme

Où surnagent les gaupes qui y sévissent !

 

Que du ciel azuré, s’égrènent des perlées

Semblables au clapotis de fleuves difflués,

Et qu’ingère la bise aux pochées diluées

D’irascibles crachins subtilement ourlés !

 

Pénétrez la moiteur de trop longs boulevards !

S’y repaissent les larves du dévergondage :

Ces vouivres dénudées, comme pincées d’adages :

Sirènes, ou pâles hétaïres au sabir bavard !

 

Nettoyez ces tunnels infestés de débauche :

Couloirs empuantis, dont le faste maquille,

Aux nuits de lune pleine, les généreuses quilles

De ces jambes galbées de désirs en l'approche !

 

Clarifiez l’espace des ténébreuses chapes ! …

S’entortillent les rêves… quelquefois préconçus :

Songes immolés au pal de céladons déçus,

Geôliers de besoins que la vertu encape.

 

Sachez curer les bermes de trottes ambiguës !

Aux diaphanes flux du matin renaissant,

A l’aube, aux cernes de renoncules, le sang

De virginales roses floutera le fiel de ciguë.

 

L’audace sera vaincue… pousseront de l’aurore,

Les premiers arpèges de vivaldiennes salves…

Harmonieusement, comme éclos sous la valve,

Le bonheur boutera l’inélégant pérore.

 

Confiant en ces crues mutagènes, verrai choir

Les grêlons de l’offense, avant de m’assoupir

Au creux du filanzane… démuni de ce pire,

Ajusterai de l’âme, sans crainte… le pochoir.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

jeudi 17 août 2023

ÉVINCÉ D’AUTRES NUES

ÉVINCÉ D’AUTRES NUES


Vos murmures, ma mie, éveillent en mes soifs,

De frondeuses pépies… je me sens différent,

Comme un peu plus hardi ; fuyant du denier rang,

La mesure du cancre que l’ironie encoiffe.

 

Aux vôtres sublimés, mes maladroits baisers

S’égarent en la brèche du vexant retenir ;

Vos yeux portent estocade, comme pour attenir

 À mon cœur _ bien sûr ! _ sans biaiser,

 

L’infranchissable dôme de l’incertitude…

Se peut-il que l’ivresse, en l’impulse concise,

Atermoie aux vires de prudentes arises ?

Que n’ai-je chahuté sous d’autres latitudes !

 

Vos invites, très chères, embellissent mes nuits,

Egaient de mon sommeil les tangibles narcoses ;

J’en viendrais à en rougir, si de cette surdose,

Ne fuitaient d’autres gangues, en l’insert d’ennuis.

 

Vos rires gorge pleine, vos gestes affectés, domptent,

Aux rétives approches, l’exacte démesure qu’encloue

Ma maladresse de chien de salon, au renfloue

De ces barques plombées, et que les vents épontent.

 

Au trouble de mes fuites, s’enquillent des envies,

De brèves exigences diluées de l’affect…

Dois-je, de la coercition, en habile eunecte,

Me faufiler, aux lunes éborgnées, au parvis

 

De vos songes forcis, sans user d’artifices ? …

Fallacieuses, seraient mes feintes d’inhabile

Duelliste dont la claymore étrille des nubiles,

L’apathie… que vouliez-vous qu’elles fissent ?

 

N’ai de la brocarde, aux cosmétiques rimes,

Nulle approximation ! ma brette s’en musse,

Aux convexes récréances… des coutumes et us,

Me suis désengagé, en livrée, et sans grimes,

 

J’arbore, au plastron de mon indépendance,

Ce, quoiqu’il m’en coûte : l’élégance des lords

Qui, du patriarcat, se gaussent…  lors

Que la gradation, de la condescendance

 

Se voudrait : digne protectorat, plénipotentiaire

Ajustés aux civiles poussées… ô comme je m’en fou !

Pour vous, seule, ma mie, déploierai en gorfou,

Mes ailes d’énamouré, ma graphie onciaire.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mercredi 16 août 2023

CRUELLE ASYMBOLIE

CRUELLE ASYMBOLIE

 

Les traces que j’ai laissées, avant de m’en aller,

Ont pavé du silence, l’insoutenable gêne

De ces âmes cloquées : espèce arrhénogène

Fuyant des froides stèles, les tristes mausolées.

 

Me suis seul, desserti d’invites princières,

Eloigné des grimaces de la plèbe vaincue,

Essorée des préceptes mis à mal du vécu,

Et qu’illute l’angoisse de chastes rosières.

 

Aux grondements des fleuves palpébraux,

En l’influx de lacrymales chues, sans mal,

Ai franchi la tortille qui, du suboptimal

Cosmétique la honte, les désirs cérébraux.

 

Maladroit sigisbée d’infidèles…apeuré,

Me suis laissé baguer en des raisonnements

Proches de l’oppression : itératifs tourments

Dont l’amante brisée semble encor écœurée.

 

De la communale où s’évaporent les sens,

Au lit froid des putains disgraciées, ma peau

A fait quémande, sous de vieux oripeaux,

De l’étrange sagesse que les hommes encensent.

 

Battu, bafoué, étranglé de stupides répons,

Ai vu mon âme partir à la dérive, piégée

De la cathèdre de chapelles assiégées

De mensonges de zélateurs _ je le crois_ fripons :

 

Vicieux prélats de laudes, réceptifs à la fesse

De naïfs pupos qui, en enfants de chœur,

Aux aubades mutées, évincent la rancœur

Du garçonnet soufflé du rite des confesses.

 

Ma vie s’est jadis, aliénée aux subtiles pirouettes

De manigances crues… l’émotion, la douleur

Transmuèrent à mon deuil, d’autres leurres ;

Qu’importe ! rasséréné, je fuis les silhouettes

 

De ces pontes hardis aux mises de sixain :

Flambeurs mitraillés de la maréchaussée,

Haussiers déparés, peu à peu, déchaussés

Du banquiste véreux croqué d’un noir fusain.

 

La noblesse du moi, sans les frasques d’ego,

Pommade d’un généreux baume, mes traînes

De va-nu-pieds aux défroques lointaines

De Mando : mon ombre tourmentée au vulgo

D’un sabir… que les passions égrènent.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

VELLÉITAIRES BOMBANCIERS

VELLÉITAIRES BOMBANCIERS



S’en viennent repus d’agapes dînatoires :

Prétentieux noceurs : faubouriens de l’ombre ;

Funambules piégés de bacchanales sombres...

S’en viennent dégorger, de cet attentatoire,



Les tatillonnes chartes décélérant l’excès...

Âmes inassouvies, s’en repaissent aux jours

Où les mondains se dévêtent d’ajours,

Les serves s’attifent d’improbables succès.



Sont-ce des spectres apeurés, ces loups

Que poursuivent au soir, les notables jaloux ?

Ont-ils, de la mémoire, écorné le passif ?



Qui pourrait, ici-bas, pleurer ces matamores,

Ces pleutres condamnés à errer en craintifs ?

Qui sait si demain, ils défieront la mort !


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023


mardi 15 août 2023

LAISSEZ ENTRER LE JOUR !

LAISSEZ ENTRER LE JOUR !

 

Si femme, aux rêves bleus de la mansuétude,

Amante, aux noires sorgues du désir sélectif ;

Si jouissances probables au ferment conclusif,

Harengère déçue ; trop souvent, enclose d’hébétude.

 

Amies aux moites illusions du tropisme latent,

S’imaginent_ pour s’en mieux convaincre _ fidèles

Encagés de pulsatiles donnes : étiques haridelles

Liées aux portes d’assommoirs… hésitants.

 

Si rosière aux rétifs aveux à l’ouïe d’abbés,

Prétentieuse louve aux insatiables crocs ; goulue ;

Si mutine naïade, et sans l’avoir voulue :

Immodeste, aux algides frissons… inhibée.

 

Entrelacés, confiants, pris au rets du fantasme,

S’enrouent en de malsaines frimes… inacceptables

Ardeurs, récusables concupiscences… détestables

Accords, douteuses partitions étrillées du marasme.

 

Si candide, si sage dentelée de poncifs de calque :

Emotive nymphette aux chutes d’Abarbarée…

Si ribaude perdue… peut-être, chienne égarée

D’un triste lupanar… amortie de défalques.

 

Il n’est d’autres besoins, que celui d’exister

Au centre même de l’irrésolu… l’intention louable

Est un trompeur falot: quinquet adaptable

Aux nocives percées d’un esprit déjanté…

 

Jugeons nos semblables, sans retenue aucune ;

Nous, pécheurs anonymes, poussières d’écume ;

Sommes-nous maîtres, nous, miasmes de bitume,

Larvaires ; trop souvent éconduits ? la rancune

 

Pour arme… arpentons, sous raglan d’insert,

Les terres désœuvrées de l’éphémère vie…

Traînerons au naos de fastueux parvis,

Cette piètre dégaine de pecus insincère…

 

Dieu, juge de nos confesses, l’absolutoire

De nonces grimaçants: puants vaguemestres

Naviguant à vue… leurs empreintes senestres,

Seing grimé, farderont ce poreux blutoir.

 

Ai vu percer, en mes dévergondages, l’automne

De jours enfuis, l’hiver de mes folies… immature,

Au tertre de vains peccavi, avec pour armature,

Pour soutenir ma peau, les rites monotones

 

De religions bambanes… O que n’ai-je récusé,

Aux pernicieuses salves de la gent ébaubie,

Et l’ivresse, et l’audace, de mon moi estourbi

En l’ego de prévarications : cet avers trop usé !

 

Comme il me tarde d’être ce que je ne suis plus !

J’aimerais revenir aux pointes du levant,

Ecorner ma superbe, civiliser ce piètre survivant :

Parasite, en mon double ... bacillaire surplus.

 

Je reviens de loin… l’espèce, en ma demeure

Profane les matins… qu’importe ! céans,

Je longe du caniveau, défigé du stolon, en géant,

Les alluviales voies : ou je vis… ou je meurs !

 

  Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

dimanche 13 août 2023

ECORNIFLEURS DES TEMPS MODERNES

ECORNIFLEURS DES TEMPS MODERNES

 

Eteintes, les lumières du temps à retenir, les brillantes étoiles du futur sans promesses : ces trompeurs parhélies (…) la violence alimente la conscience larvée d’un peuple sans repères : jeunesse éclatée à l’aube du jour nouveau… tissés sous l’écheveau de rites ancestraux, liminaires offices, les tristes banlieusards croupissent dans la rage que renvoie le miroir d’ancestrales pratiques… incivils, promènent, au soir, leur simiesque profil, leur dégaine plombée, leur honte de méprisés prisonniers d’un espace où la peau tacle le sujet hors du nid, le félon écrasé d’amertume (…)Ils ont, ces démunis, la colère pour arme, la haine pour jaseran…

Le péché a façonné ces êtres sans morale : grimaciers à la cour de Satan ; ils soufflent sur les braises d’un enfer qu’ils ont alimenté dès la prime enfance, une étrange géhenne, où vacillent les clans, où chancellent les vassaux de l’histoire (…)

L’esclavage des peuples de naguère, leur sert encore d’excuses, pour tuer, piller, voler, violer… eux, ces incultes encagoulés d’iniques prétentions ; ces démons châtrés… sans âme, ni esprit, sillonnent les artères de riches capitales dont ne jouiront jamais tous ces déracinés encore proches du désert ensablant les pauvres corvéables assujettis au mal les voulant retenir, à l’aube des matins gris… ne connaissent, ces hères, que les fiévreuses transmues qui, du sein, au tombeau, engorgent le sujet d’une glaire avariée (…) face à ce lourd fléau, la maréchaussée semble dépassée (…) la justice, elle, voit comme béantes plaies, ces mutants, éthéromanes en quête d’électuaire… quand la pharmacopée leur refuse allégeance, s’en viennent meurtris : insolubles gabiers sur un pâle océan, une trop grise baille, pour guider au falot de steamers, les derniers survivants d’un monde estropié : ersatz d’un cosmos chu de la stratosphère(…)

 

***

Délinquance parentale, monoparentalité, adultérines frasques, ont fait de ces enfants : misérables hybrides de lointaines contrées ; poings serrés, ils cimentent leurs rêves d’un trop fragile enduit, pour affronter des nuits, l’étrange opacité (…) ces réplicants ignorent du bonheur, la jouissive donne… leurs parents ont délaissé la terre où ils sont nés, pour venir profiter du confort caucasien… Dieu reste Le Seul Maître de notre identité ;Nul ne peut à la fois, servir le tentateur, et glorifier L’Eternel Tout-Puissant ! sont-ce des autochtones balayés hors la nue ; d’indignes zélateurs mués en authigènes ? Pourquoi vouloir régner sur un peuple différent : celui-là même qui nourrit vos misérables panses ? L’Europe s’est défigurée en voulant accorder aux soldats du Malin, le gîte et le couvert(…) elle s’est déparée de la foi d’Irénée, de celle de Luther : ces justes dont Le Seigneur a confirmés les Signes les accompagnant (…) La France est devenue une femme ridée, sans pouvoir, ni puissance… la voyoucratie a brûlé le contrat qui la liait aux ordalies princières… où sont ces hommes de l’histoire qui boutaient les manants ? où est notre Jeanne d’arc ? qui rendra à l’Europe sa superbe d’antan ? Que font nos gouvernants ; on voit, à l’assemblée, d’ignobles groupuscules trompant le contribuable ? trop de mélanges, de trompeuses oligarchies : politiciens véreux, sénateurs au rabais, parlementaires bluffés de trompeuses mimiques (…) La France se meurt… la France est morte… les réseaux sociaux sont devenus :autoroutes pour adeptes de la délinquance (agression de magistrats, de professeurs, de politiciens, de commerçants, de simples citoyens, d’hommes d’église, de couples, d’animaux…) et j’en passe !

***

Réveillez-vous ! réveillons-nous ! l’enfer est à nos pieds…

 

LE CIEL POUR DEMEURE, JE CONFESSE MES TARES… L’ETERNITE POUR ABRI, JE M’OFFRE ENTIER A MON SEIGNEUR ET MAÎTRE : JESUS-CHRIST, L’UNIQUE REDEMPTEUR…

 Extrait de ‘’IGNOBLES TRAVERSEES’’

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023