Si femme, aux rêves bleus de la mansuétude,
Amante, aux
noires sorgues du désir sélectif ;
Si jouissances
probables au ferment conclusif,
Harengère
déçue ; trop souvent, enclose d’hébétude.
Amies
aux moites illusions du tropisme latent,
S’imaginent_
pour s’en mieux convaincre _ fidèles
Encagés de pulsatiles
donnes : étiques haridelles
Liées aux portes
d’assommoirs… hésitants.
Si rosière
aux rétifs aveux à l’ouïe d’abbés,
Prétentieuse
louve aux insatiables crocs ; goulue ;
Si mutine
naïade, et sans l’avoir voulue :
Immodeste,
aux algides frissons… inhibée.
Entrelacés,
confiants, pris au rets du fantasme,
S’enrouent
en de malsaines frimes… inacceptables
Ardeurs, récusables
concupiscences… détestables
Accords, douteuses
partitions étrillées du marasme.
Si candide,
si sage dentelée de poncifs de calque :
Emotive nymphette
aux chutes d’Abarbarée…
Si ribaude
perdue… peut-être, chienne égarée
D’un triste
lupanar… amortie de défalques.
Il n’est d’autres
besoins, que celui d’exister
Au centre
même de l’irrésolu… l’intention louable
Est un
trompeur falot: quinquet adaptable
Aux nocives
percées d’un esprit déjanté…
Jugeons
nos semblables, sans retenue aucune ;
Nous, pécheurs
anonymes, poussières d’écume ;
Sommes-nous maîtres, nous, miasmes de bitume,
Larvaires ; trop souvent éconduits ? la rancune
Pour arme…
arpentons, sous raglan d’insert,
Les terres désœuvrées
de l’éphémère vie…
Traînerons au
naos de fastueux parvis,
Cette piètre
dégaine de pecus insincère…
Dieu,
juge de nos confesses, l’absolutoire
De nonces
grimaçants: puants vaguemestres
Naviguant
à vue… leurs empreintes senestres,
Seing
grimé, farderont ce poreux blutoir.
Ai vu
percer, en mes dévergondages, l’automne
De jours
enfuis, l’hiver de mes folies… immature,
Au tertre
de vains peccavi, avec pour armature,
Pour soutenir
ma peau, les rites monotones
De religions
bambanes… O que n’ai-je récusé,
Aux pernicieuses
salves de la gent ébaubie,
Et l’ivresse,
et l’audace, de mon moi estourbi
En l’ego de
prévarications : cet avers trop usé !
Comme il me
tarde d’être ce que je ne suis plus !
J’aimerais
revenir aux pointes du levant,
Ecorner ma
superbe, civiliser ce piètre survivant :
Parasite, en
mon double ... bacillaire surplus.
Je reviens
de loin… l’espèce, en ma demeure
Profane les
matins… qu’importe ! céans,
Je longe du
caniveau, défigé du stolon, en géant,
Les alluviales
voies : ou je vis… ou je meurs !
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023




