(Au banquet des silènes)
N’êtes-vous
pas vassal, bupreste larve
Dont le
fier suzerain s'accapare l’idoine ?
Mol énergumène,
si le fat vous dédouane,
Sachez-donc
faire coulpe en la varve
Où croupissent
les puantes saucées chues
D’un ciel
opaque, d’une bruine plombée ! …
Je vous
regarde liés au silène bombé,
Noués aux
prêches d’archevêques fourchus.
En l’entrisme
du nonce pincé d’argumentaire,
Faisiez hier_
avant que de vous taire, montre
D’altruisme…
qui donc vous a poussé contre
Ce mur
épais lézardé d’énoncés délétères (!?)
Il flotte
en vos matins, vos offices vêprés,
Mortifères fragrances
de fielleux apocryphes ;
En ce pestilentiel
aux généreuses griffes,
Votre âme lacérée
s’étoffe de diaprée…
La barque
qui chavire, l’esquif qui se noie
Quémandent en
vos absences salutaire coudée ;
Se doivent,
en ce déséquilibre, ressouder
Du vieux rostre,
le majestueux harnois…
Vous êtes
boue et suées du cortège de l’onde ;
Jadis faisiez
profil bas aux tempêtes butées ;
Rasiez des rudes
vagues, et pour les étêter,
Le spumescent
influx aux spires rubicondes !
Vous voilà harnachés au licol du vice,
Etranglés au
joug de cette démesure !
Vos aveux sont
en toc ; vos actes, à l’usure,
Desserreront
_ sans plus jamais de cesse_ la vis
Qui de l’écrou
anoblit le maillon… indignes,
Pernicieux suppôts
de dupes apparences !
J’ai su me
prémunir des salves d’allégeance ;
N’ai point
aux mortes fêtes pris pour signes,
Vos pompeuses
orgies, vos bassesses notoires ;
S’est dilué
le temps me voulant offenser…
Mon esprit
isolé de rites insensés,
Se plaît à
garder cap, loin des puantes bétoires.
Le fou parle
langage au vôtre bien semblable ;
Se peut-il,
en la mise, jouer encor son dû !
O fontaine,
que n’ai-je de ton eau, bu,
Sans me
griser au soir d’inutiles fables !
Aux claudicantes
marches du retenir,
J’épincette
parfois l’enfance mienne,
A l’épaule d’une Margot simienne
Dont le
gesticulaire bague mon avenir.
Est-ce pour voir fleurir les roses-thé,
Respirer les
dentelles de prestes damoiselles ?
Peut-être,
pensiez-vous me rompre les ailes,
Sans clore
ma superbe, ni céans, l’arc-bouter !
Mes dimanches
_ sans vos fades messes _
Ont le goût
du printemps aux ères proximales,
Se parfument
du rire des
De
folles hardiesses... y paissent
Mes envies
d’ailleurs… de tremblotants flux
Ecartèlent du raisonnable, avec art,
Le lassant
pragmatisme, l’empirique fard
Posés à la
balèvre de désirs crispés ; y affluent
Au sommeil
des sages_ je veux du perceptible,
Doigter le
songe clos_ oui ! je veux de la cible,
En atteindre l’archère, aux huées coercibles,
L’empyreume
relent… moi, aède sensible.
Pour formuler
du verbe d’inaltérables donnes,
Ai_ par
devers moi _ accusé le sabir de graver
De brèves de comptoir, à s’en gaver,
La vraie
périmétrie… certes, le slang bedonne,
En de
vieilles tavernes, quelque borborygme ;
N’est-ce
pas vous, lâches penseurs d’insert,
Qui jadis,
offriez confortable assise, concerts
Sous le
halo de trompeurs paradigmes ?
Sans jouer
les sycophantes, irai dénoncer
A la gent
respectable ce douteux commerce
Encanaillant
les mufles sous la cerce
Engoulant le
naïf… devrais-je y renoncer ?
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023






.jpg)