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lundi 13 mars 2023

NAUSEEUX AMALGAME

NAUSEEUX AMALGAME

 

Aux rêves éculés insufflant au paraître

Trompeuses confidences, douteux aveux,

Se défalquent des trubles, le verveux

Piégeant le nourrain, ou l’alevin à naître.

 

Aux songes gibbeux du mol ensommeillé,

S’interfèrent des allégories : hypotyposes

Infirmées dont l’âme en l’éveil, présuppose

L’insidieux concept, et pour s’en démailler.

 

Aux chimères glacées de l’antériorité :

Fantasmes chus de factices concepts,

Se délient peu à peu d’atroces préceptes

De cristallomanciens férus d’alacrité.   

 

Aux utopiques souhaits du zélateur buté,

Se cognent de baveux protocoles :

Glaireuses convenances ; s’y accolent

Mythes de concordat, et schismes blutés :

 

Germes tamisées, ferment de réflexologie…

L’esprit du sectateur s’en délecte souvent ;

S’enfièvre de rites derrière un paravent

Posé sur le naos de fades liturgies…

 

L’homme a su du réel estropié sans mal,

S’abritant du futur sans mensonges,

La dive récompense, et que le péché ronge

Quand le cœur lui, subit la colère sismale.

  

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

lundi 6 mars 2023

MYSTAGOGUES PANSUS


MYSTAGOGUES PANSUS

 

Ivres de rêves creux, vaines accointances,

Déambulent, perdus au centre du néant ;

On les voit supputer en des acquis béants

De risibles adages dont les centripétences

 

Eloignent un peu plus les sujets asservis

A ces prolégomènes de délibération ;

Evincent chaque fois des faibles rations,

Le gobeur piégé d’essentielle survie.

 

Semblent cadenasser du vibrant intellect,

Les précieuses artères, le délicat savoir ;

Ne se peuvent ajuster derrière le bavoir,

De l’épaisse coulée dont l’âme se délecte.

 

Dire qu’à ces fantassins accoutrés d’utopie,

Emplis à tribord de fades coquecigrues,

Nichent encor d’approches incongrues,

De molles clartés encagées de dépits !

 

Les entends bramer d’obtuses délations :

Persistantes charges à l’endroit de Sénèque :

Dramaturge dont la force intrinsèque

Enchâsse l’idiolecte d’un acquis d’intention.

 

Les écoute parfois, au creuset de l’histoire,

Supplier les sages du compromissoire ;

Espérant atteindre du visqueux illusoire,

Les trompeuses limites, le col attentatoire.

 

Se peut-il qu’en des nuits de démence,

Au noir de subtils compromis, l’homme

S’enhardisse malgré lui, tout comme

Le servant jugulé d’entregents, en avance

 

Sur le temps dont_ en triste factotum _ !

Il perçoit cruelles gausseries, fins brocards,

Avant de s’entremettre_ bien sûr_ à l’écart

D’œuvres pour le moins louables, sans fatum,

 

Puisque la vie parachève l’étrange… aimerais,

Comme lui, laper en l’écuelle d’un destin

Au sien semblable… renoncer au festin

Du mystificateur au trop flexible rets.

 

S’il me vient, en l’aube salutaire, des envies

De cheminer serein au confort du possible,

Irai donner réserve en-deçà du cessible,

Au Dieu Tout-Puissant : La Vraie VIE.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

vendredi 3 mars 2023

CIREUSES BILLEVESEES

CIREUSES BILLEVESEES

 

O douce prairie de mes premiers pas :

Je te voyais fleurir entre la sente verte

Et mon ombre floutée, ma silhouette alerte

Griffée au hallier frangé sous l’ajoupa !

 

Tel un pédonculé dressé sur morne plaine,

L’arbre de mon enfance obombrait au matin

La maison que l’aigail au jour diamantin

Rinçait de gangues, de bruines souveraines.

 

O verdoyant pâtis de mes jeunes années ;

Je te laissais guider mon imprécise marche !

Ma peau de ce mirage, sous l’arche,

S’est imprégnée des vents qui sous l’atné

 

Des tubules frisaient souvent la barde ;

Je me vois courir entre le filao, le buisson,

Le fourré, quand piaillent à l’unisson

Les frêles hirondeaux que sublime le barde.

 

En de tendres errances : flâneries pérégrines,

Je soufflais des besoins à l’étrange nature

Prise aux confessions de l’enfant immature

Dont j’enquillais l’aura à mes larmes chagrines.

 

J’écernais de mes fuites, en ormet procordé,

Les flexibles esquives du temps à retenir,

Ebaubi du silence s’y voulant abonnir,

De la furtivité des passions encordées

 

A ma nubile mue… j’en cueillais les prémices ;

Heureux par devers moi, aux contadines lies,

De ce paysannat dont les clos se délient

Aux passagères bises qui lentement frémissent.

 

Le temps en faisant montre de rétention,

Lors, m’en offrait aux rais désengagés,

Ses risibles broquilles, ses factices dragées ;

Ma bouche en flattait l’idéale potion.

 

En l’excuse du vide, dégringolent ces heures

Amputées aux songes du garnement hardi…

Démuni du vivat d’apologues médits,

Suis-je céans, échevin d’un royaume de leurres,

 

Magistrat d’outre-lieu, podestat d’un désert

Où flottent les nuits d’encre ? y frémissent

Des lunes éborgnées… elles gémissent

Des râles purgés apeurant la zeuzère.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mardi 28 février 2023

QUE NE L’AURAIS-JE TU !

QUE NE L’AURAIS-JE TU !

 

Croyez-vous qu’il faille assujettir l’humain,

Le contraindre à douter de la vraie liberté

Si tant est qu’elle soit_ hors la vérité _

Le statut dont la philosophie, demain

 

Ornera les manuels, attifera les livres

Afin que la morale admoneste l’idoine ?

Peu probable_ je le crains ! j’en dédouane

Sans mal, l’antinomie ; ravi de suivre

 

Le dialecticien hostile aux apophtegmes,

Le métaphysicien privant l’argumentaire

De ses vénales joutes ; heureux de taire

De l’âme consensuelle le flegme,

 

Pour garder du mystère encellulant l’affect

L’exacte dimension… peu enclin au pérore

De la gent naïve, je poursuis aux aurores,

Les vexantes chimères encavant l’intellect.

 

S’il est des trompeurs enkystés de sophisme :

Captieux animés de riches prétentions,

Demeurent aussi, sans autre rétention,

 De froids autodidactes au charisme,

 

Ou prétendu tel_ pour le moins contestable ;

Bedonnés sous le profond halo d’éclats

De catilinaires bavées ex-cathedra, au glas

De pompes de censeurs connétables…  

 

Croyez-vous, cœurs figés, contempteurs,

Que le monde puisse survivre aux huées ;

Vous qui faites bombance… et suez

En l’étroit habitacle d’un cénacle d’auteurs ?

 

Quand jaunissent vos jésuitiques larmes

De prévaricateurs en la concussion d’un avoir

Mal acquis, les servants du pouvoir

Stigmatisent vos lois : ces éphémères armes.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

mardi 21 février 2023

DECARGUER AVANT L’AUBE

DECARGUER AVANT L’AUBE

 

Lorsque l’insomnie perce le voile des nuits

Pour venir s’installer en impudente reine,

Les rêves qui déchoient en l’aube souveraine

Pulpent de ma raison l’intolérable ennui.

 

Lors, je déambule entre ombre et lumière,

Buvant du clair matin l’efficiente rosée,

Aspirant de l’aurore les reflux nitrosés,

Et qu’enrobe la brume souvent coutumière.

 

J’avance de guingois sur un sol dételé,

Le cœur clampé d’un trop rustre garrot

Cernant de l’aisance au-delà des barreaux,

Le fragile confort s’y laissant marteler.

 

De dissidence, entre piètres raccourcis,

Se dilue ma bohème, s’allonge mon errance ;

Tel le pusillanime démuni d’expectance,

Je déjoue de ce spleen les souhaits imprécis.

 

Marinant en la lie de ce visqueux fiel, je fore,

Autant qu’il m’en soit permis, le cylindre

Etayé de fastueux râles, sans me plaindre

Pourtant de la charge butée… sans efforts,

 

Pénètre des narcoses, la trame tissulaire ;

Puis, en souple longipenne, déploie

Mes plus belles rémiges… j’assure de l’exploit

La jouissance certaine ; là, du crépusculaire,

 

Je dénoue peu à peu le pesant gordien, fier

D’avoir du monarque phrygien escamoté

Légendaire notoriété, allégorique motet,

Au noir de ces influx tassés en tufière.

 

Il me faut du sommeil en l’hiberne possible,

Infiltrer avec grâce l’étrange mausolée !

Le flou qui m’accompagne aimerait isoler

Des nantis de l’éclipse la paresse cessible.  

 

Si mes nerfs cabriolent, délestés d’inertie ;

Si du tonus des loups s’affaisse mon ressort,

Ferai de ma torpeur un vaporeux tussor,

De cette léthargie… faraude autarcie.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

samedi 18 février 2023

FATAL DESOEUVREMENT

FATAL DESOEUVREMENT

 

Et passent au point du jour les amants usés,

Pétris de lassitude… ils pleurent les matins

Où l’amour en escale caressait du satin

Les chatoyants reflets ; puis, sans se récuser,

 

Essaient de dompter des songes éclopés,

Avant de voir mourir l’onirique cuvée,

Sa trop fade substance sous l’étai incurvé,

Et que rongent les jours sans s’y développer.

 

La sépia jaunie de leurs riches clichés

Rappelle les orages défigurant l’espace:

Tumultueuses tempêtes, et qu’enlacent

Les âmes où l’ombre s’est nichée.

 

Le cœur geint, avant de s’arrêter

Sous la clepsydre d’années évaporées

Aux breloques de noceurs éplorés,

Perdus en l’estuaire de désirs curetés.

 

Au pal de ces nuits, se dissolvent encor

Les frêles silhouettes d'adultères grisés,

Aux leurs comparables : deux êtres méprisés

Enjugués malgré eux, aux funestes accords.

 

Perclus de solitude, noués en cette thébaïde,

Puisent du corrélat chevillé au remords

La troublante taxie ; l’esprit la remémore,

Quand s’écroule l'attente assaillie de rides.

 

Emmurés sous l’archère de cupidones gerbes,

Les amants s’abandonnent au silence

Du pâle blanchet perforé d’une lance,

Ou du fin ableret d’une symphonie terbe.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023

vendredi 17 février 2023

AVANT DE SE CORROMPRE

AVANT DE SE CORROMPRE

 

Impossibles menées au désir de tromper

En cette oligarchie où l’âme condamnée

Par la folie du risque, se laisse malmener

D’une factieuse plèbe à l’audace trempée.

 

Insolubles succès au besoin du paraître,

En l’argyrocratie du banquiste vénal

Pris au rets de castes dont le subliminal

Purge l’inconscient fluctué là, en reître.

 

Inextricables feintes au pouvoir du déchu

Qui, en reptation, aux larvaires culbutes,

Pénètre de l’affect, en d’impérieuses luttes,

La trop sage butée aux artères branchues.

 

Illusoires afféteries au vexant parvenir

Dont la seule fatuité inocule venin_

Et c’est peu de le dire_ à l’appel léonin

Dispersant les grégaires pour les mieux punir.

 

De noces en bombance, aux lunes pénétrées

D’éphémères décans, l’esclave du plaisir,

Cet épicurien, n’attend plus, pour gésir,

Que rudes attrapades, sans s’y déconcentrer.

 

S’enrouent aux nuits blêmes, au son de l’hallali,

Mortifère glas, popisantes babioles posées

Au noir caveau où s’en vient reposer

La dépouille privée, aux aurores pâlies,

 

Du sermon d’un perfide prélat : cureton

De confesse, imbibé d’eau bénite :

Jésuitiques prouesses perçant de l’adénite

L’inconfort du sabir lancé d’un vireton.

 

La mort n’a point d’attraits… c’est un col

Infranchi de novices encellulés de rêves ;

Elle se veut docile, expurgée de la sève

Qui du temps consommé, crispe la dulcicole.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023