Et passent au point du
jour les amants usés,
Pétris de lassitude…
ils pleurent les matins
Où l’amour en escale
caressait du satin
Les chatoyants reflets ;
puis, sans se récuser,
Essaient de dompter des
songes éclopés,
Avant de voir mourir l’onirique
cuvée,
Sa trop fade substance
sous l’étai incurvé,
Et que rongent les jours sans s’y développer.
La sépia jaunie de
leurs riches clichés
Rappelle les orages
défigurant l’espace:
Tumultueuses tempêtes, et qu’enlacent
Les âmes où
l’ombre s’est nichée.
Le cœur geint, avant de s’arrêter
Sous la
clepsydre d’années évaporées
Aux breloques
de noceurs éplorés,
Perdus en l’estuaire de
désirs curetés.
Au pal de ces nuits, se dissolvent encor
Les frêles silhouettes d'adultères grisés,
Aux leurs comparables :
deux êtres méprisés
Enjugués malgré eux, aux funestes accords.
Perclus de solitude,
noués en cette thébaïde,
Puisent du corrélat
chevillé au remords
La troublante taxie ; l’esprit la remémore,
Quand s’écroule l'attente assaillie de rides.
Emmurés sous l’archère
de cupidones gerbes,
Les amants s’abandonnent
au silence
Du pâle blanchet perforé
d’une lance,
Ou du fin ableret d’une
symphonie terbe.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
