Quand déclinent au soir
les soleils blessés,
Les pâles luminaires de
l’azur en déclin,
Les hommes quittent
leur toit, oppressés
Par l’angoisse dont ils
sont enclins.
Là, s’embrument les
monts de l’Estérel,
La dune du Pila, la
vallée de Jonzac, sa plaine,
Les animaux hibernent
sous les rais aquarelles
D’un espace flétri aux
lisières pleines.
Les bruines flottent, comme
désaccordées,
Déliant des ombres
condensées, au jour,
Les cotonneux stratus
semblant y déborder,
Pour se jeter au col
des lignes sans ajours.
Parfois, aux lunes
pleines, quand somnole
L’astre de l’altimétrie,
s’assoupissent les orbes,
L’enfant se grise de vapeurs
terpinoles,
De puantes boucanes qu’évince
le théorbe.
Alors…
Les cités perdent pied
avant de s’effondrer
Au pied de courtils
enneigés… la nature
Vient pleurer au creux
du vert adret,
Sans laisser se voiler
sa sublime parure.
Il fait déjà demain sur
les routes blanchies,
Et que drape l’hiver
aux heures trépassées…
Les amours défaites se sont
vite avachies…
Pleurent du clavecin quelques
notes cassées.
L’hiver a fait son lit
sur la peau des saisons
Devenues aux aurores
transitoires ides…
Ma plume, engourdie
aux noires oraisons,
Larmoie un requiem de
cycles impavides.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
