Flottent les
matins engainés de rosée,
S’humidifie la nue
transpercée d’ouragans ;
La faune malmenée, au
saut de l’achigan,
Scrute les fonds marins,
avant de s’y poser.
Les terres désolées s’envasent
peu à peu,
Perçant de l'aube, avant de disparaître,
D'altérables stries refoulées des reîtres
Pris au bataillon à
l’axiome pompeux.
Quand les berges
lacustres fondent au ressac,
Les insolubles rives
dévient du littoral,
Pour bordurer l’espace
mué en corral ;
Y paissent les chevaux
abreuvés au grand lac.
Du courtil givré,
aux vertes prairies,
Les saisons décélèrent… le froid transit
Les premiers drageons ;
puis, de cette adipsie,
Emanent des spires
voilant la métairie…
De la bise fondue, aux spumeux
crachins :
Tout rappelle, en ce flux
hiémal, le déclin
De dame nature
encoffrée sous le clin,
Abîmée sous le bât ignoré
du fraîchin.
Faudra du renouveau
lier d’autres lunes,
Pressentir de l’éveil
aux moites afflictions,
La beauté du printemps
ivre d’ovations,
Riches de fragrances sous l’arche falune.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
