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dimanche 5 février 2023

PENETRES D’ABSOLU

PENETRES D’ABSOLU

 

Laisse-moi parfumer de ton cou abyssin

Les secrètes ridules, pénétrer sous la moire

Le soyeux chatoiement ; et garder en mémoire

Les fiévreuses poussées du regard assassin !

 

Sur ta chair blessée de tant d’émotions,

Ma lèvre vient briser, en des mots incertains,

La jouissive lie… quand le désir s’éteint,

Ne reste plus d’ivresses ; se fane la passion.

 

Laisse-moi semer en tes jachères, consteller

De tes larmes butées de généreux influx !

Plus efficaces_ peut-être_ sans miser refus,

Nos caresses cloueront, sans jamais panteler,

 

Du raisonnable l’immodeste sagesse… l’aube

S’en vient quérir aux nuances cupriques,

La beauté de l’instant pris en l’assertorique ;

Tes yeux en domestiquent le chassieux d’engobe.  

 

J’aimerais aspirer en de brèves lampées

Les diaphanes glaires de l’enfantine moue

Dont ta lèvre essaime les fascinants remous

Pour en mieux pincer la gloutonne lippée.

 

Au bord de tes nuits noires, en l’oubli taraudé

De vaines somnolences, j’avance en reptation

Jusqu’au tertre feuillu plein d’ostentation

Dénervée de plaintes aux râles érodés…

 

Tel l’épicurien barbé de confort, j’évince

La cuvée lestant du plaisir la débauche

Encor coutumière… capturant de l’ébauche

La maladresse pleine, l’amusette trop mince.

 

Défaites de sophisme, mes lutines pensées

Equarrissent du jeu les replets contours ;

Fallait-il que j’amputasse, sans détours,

Les chahuts, les geindres insensés :

 

Possibles récriminations qui du verbe,

Au mutisme, écornent du conciliabule

La secrète arcane : cette absconse fibule

Ajustant de l’envie la dialectique terbe (!?)

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023