Laisse-moi parfumer de
ton cou abyssin
Les secrètes ridules, pénétrer
sous la moire
Le soyeux chatoiement ;
et garder en mémoire
Les fiévreuses poussées
du regard assassin !
Sur ta chair blessée de
tant d’émotions,
Ma lèvre vient briser,
en des mots incertains,
La jouissive lie… quand
le désir s’éteint,
Ne reste plus d’ivresses ;
se fane la passion.
Laisse-moi semer en tes
jachères, consteller
De tes larmes butées de
généreux influx !
Plus efficaces_ peut-être_
sans miser refus,
Nos caresses cloueront,
sans jamais panteler,
Du raisonnable l’immodeste
sagesse… l’aube
S’en vient quérir aux
nuances cupriques,
La beauté de l’instant pris
en l’assertorique ;
Tes yeux en domestiquent
le chassieux d’engobe.
J’aimerais aspirer en
de brèves lampées
Les diaphanes glaires
de l’enfantine moue
Dont ta lèvre essaime
les fascinants remous
Pour en mieux pincer la
gloutonne lippée.
Au bord de tes nuits
noires, en l’oubli taraudé
De vaines somnolences,
j’avance en reptation
Jusqu’au tertre feuillu
plein d’ostentation
Dénervée de plaintes
aux râles érodés…
Tel l’épicurien barbé
de confort, j’évince
La cuvée lestant du
plaisir la débauche
Encor coutumière…
capturant de l’ébauche
La maladresse pleine, l’amusette
trop mince.
Défaites de sophisme,
mes lutines pensées
Equarrissent du jeu les
replets contours ;
Fallait-il que j’amputasse,
sans détours,
Les chahuts, les
geindres insensés :
Possibles
récriminations qui du verbe,
Au mutisme,
écornent du conciliabule
La secrète arcane :
cette absconse fibule
Ajustant de l’envie la
dialectique terbe (!?)
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
