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mardi 28 février 2023

QUE NE L’AURAIS-JE TU !

QUE NE L’AURAIS-JE TU !

 

Croyez-vous qu’il faille assujettir l’humain,

Le contraindre à douter de la vraie liberté

Si tant est qu’elle soit_ hors la vérité _

Le statut dont la philosophie, demain

 

Ornera les manuels, attifera les livres

Afin que la morale admoneste l’idoine ?

Peu probable_ je le crains ! j’en dédouane

Sans mal, l’antinomie ; ravi de suivre

 

Le dialecticien hostile aux apophtegmes,

Le métaphysicien privant l’argumentaire

De ses vénales joutes ; heureux de taire

De l’âme consensuelle le flegme,

 

Pour garder du mystère encellulant l’affect

L’exacte dimension… peu enclin au pérore

De la gent naïve, je poursuis aux aurores,

Les vexantes chimères encavant l’intellect.

 

S’il est des trompeurs enkystés de sophisme :

Captieux animés de riches prétentions,

Demeurent aussi, sans autre rétention,

 De froids autodidactes au charisme,

 

Ou prétendu tel_ pour le moins contestable ;

Bedonnés sous le profond halo d’éclats

De catilinaires bavées ex-cathedra, au glas

De pompes de censeurs connétables…  

 

Croyez-vous, cœurs figés, contempteurs,

Que le monde puisse survivre aux huées ;

Vous qui faites bombance… et suez

En l’étroit habitacle d’un cénacle d’auteurs ?

 

Quand jaunissent vos jésuitiques larmes

De prévaricateurs en la concussion d’un avoir

Mal acquis, les servants du pouvoir

Stigmatisent vos lois : ces éphémères armes.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023