Les larmes d’une femme sont
des serments
Arrachés aux mensonges ;
elles pénètrent
Sans mal le plus noble
des êtres,
Envahissent le cœur du
plus rétif amant.
Quand la mort interpelle
l’infante désœuvrée,
Le fier dauphin supplanté d’hommes
Larvés en ces lieux où
l’offense dégomme
Autant l’étiologie que
l’étouffante ivraie :
Relent de scandale
ébranlant l’âme nue,
Et qu’encloue au pal de l’ingénue,
L’excuse du paraître,
le cynisme du vrai.
Les prétentions du sage
invectivent l’athée,
Sans qu’il puisse à
jamais faire coulpe au soir,
D’oscillantes caraques servant
d’équarrissoir :
Absurdes brimborions d’un
esprit colmaté.
Faut donc pour la
brigue, sans se laisser lier,
Desserrer le carcan des
folles vanités,
Se défaire du joug des
prétextes mités ;
Confiant, annihiler du
doute le frêle palier.
Les contrevérités de la
gent ébaubie encernent
A moindre coût, sans qu’on
y prenne garde,
L’affect mis à mal aux
aurores blafardes,
L’ébouleuse pensée du
négoce terne…
...
S’il faut des lendemains
enquillés au désir,
Un futur arrimé dont le
cœur s’illusionne,
Il faut sûrement au
for de la maldonne,
Déplacer du sixain la
mise, sans plaisir…
Des pleurs
enfantins, aux malléables rires,
Nos silences rompus en
la furtivité,
Aux brèves liesses, n’est_
ceinte de futilités,
Que froide anamnèse…
voyez-la dépérir !
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023
