Ivres de
rêves creux, vaines accointances,
Déambulent,
perdus au centre du néant ;
On les voit
supputer en des acquis béants
De risibles
adages dont les centripétences
Eloignent un
peu plus les sujets asservis
A ces prolégomènes
de délibération ;
Evincent
chaque fois des faibles rations,
Le gobeur piégé
d’essentielle survie.
Semblent cadenasser
du vibrant intellect,
Les précieuses
artères, le délicat savoir ;
Ne se
peuvent ajuster derrière le bavoir,
De l’épaisse
coulée dont l’âme se délecte.
Dire qu’à
ces fantassins accoutrés d’utopie,
Emplis à
tribord de fades coquecigrues,
Nichent encor
d’approches incongrues,
De molles clartés
encagées de dépits !
Les entends
bramer d’obtuses délations :
Persistantes
charges à l’endroit de Sénèque :
Dramaturge
dont la force intrinsèque
Enchâsse l’idiolecte
d’un acquis d’intention.
Les écoute
parfois, au creuset de l’histoire,
Supplier les sages du compromissoire ;
Espérant atteindre
du visqueux illusoire,
Les trompeuses
limites, le col attentatoire.
Se peut-il
qu’en des nuits de démence,
Au noir de
subtils compromis, l’homme
S’enhardisse
malgré lui, tout comme
Le servant
jugulé d’entregents, en avance
Sur le
temps dont_ en triste factotum _ !
Il perçoit cruelles
gausseries, fins brocards,
Avant de s’entremettre_
bien sûr_ à l’écart
D’œuvres pour
le moins louables, sans fatum,
Puisque la
vie parachève l’étrange… aimerais,
Comme lui,
laper en l’écuelle d’un destin
Au sien
semblable… renoncer au festin
Du mystificateur
au trop flexible rets.
S’il me
vient, en l’aube salutaire, des envies
De cheminer
serein au confort du possible,
Irai donner
réserve en-deçà du cessible,
Au Dieu
Tout-Puissant : La Vraie VIE.
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
