Autre temps…
autres mœurs ; les voilà,
Avachis aux
terrasses ; y paissent les noceurs ;
Les voici,
ces butors au langage oppresseur !
Dandys en
fin de vie… hier : fiers ravenalas.
Dents longues,
verbe haut ; salivent d’adultères
En de fringants
boudoirs où nagent au soir
Sénescentes
dryades, décadents voussoirs
Arc-boutés
sous la fesse plissée en acrotère.
Leur rêve de
sorbonniers, aux temps mûrs,
Prend le
large… échoué sur la rive meurtrie
Dont les
plages refoulent, au nom de la patrie,
Fleurons
estropiés, orgueilleux sans armure.
Anciens
combattants de l’historiographie,
Ces soudrilles
défaits de littérature,
Ont chu des
quilles, bardées de courbatures ;
S’en
reviennent déçus, amorphes, déconfis.
Ajourés de
mystères pensent-ils, impalpables _
Caressent du
temps mort, avant que de fuir,
Les fautives
nuances dont ne peut s’enduire
Le nouvel
histrion d’un théâtre coupable
D’avoir
donné élan au trompeur Damoclès
Dont l’épée,
tel un nimbe, auréole le sot
Aiguisant ses
longs crocs au queusot
D’un génie charrié
de la Claysse.
Le talent drapant le sage est silence d’athée
Pris au
rets du mensonge de prévarication…
Ne connaît
de Dieu, cet hotu_ sans passion,
Que libelles
de pamphlétaires butés ;
Bien d’autres
avant lui, aux ides achevées,
Connurent honte
mutante, aux heures
Enclavées à
la froide clepsydre, la peur
Ankylosant ceux
qui battent pavé…
Que ne les
verrais-je se distordre la nuit,
Aux ombres
chahutées de l’étoile filante :
Poussières d’orbes
en bribes résilientes
Supportées de
l’espace en égueule de puits !
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023
