Mon soleil égratigne l’étrange nébuleuse
Pour ne se point roidir
aux lueurs décembrales ;
Il rassure mon âme
rudoyée de longs râles,
Mon cœur pris au licol
de traverses houleuses.
En piétinant mes rêves
démunis, en bélître,
A posé tel un baume sur
mes déshérences,
Sans s’en repaître, la noirceur du silence
Au seuil d’envies transmuées en talitre.
La honte, malgré moi, civilise encor
Joies, et peines diffuses… sans soleil,
Je ne peux atténuer du
pénible sommeil
Les revêches coulées
densifiant ce corps
Balloté en tangage
de l’aube aux nuits…
Pourquoi, en me faisant
escorte, l’aurore
En densifie l'angoisse
palpable ? j’abhorre
De ces rites la constance… je m’ennuie
Aux tarentelles dont personne n’approuve
Ni rythme, ni éclat…
ces latines culbutes
M'assourdissent ;
malgré elles, chahutent
Sans relâche…
est-ce un mal que je couve,
Une affliction en
moqueuses dérives ?
Jamais du soleil n’est tant perçu d’algies !
Ne sais en ces tares,
dépourvue d’énergie,
Quelle brande empruntée
jusqu’à l’ultime rive.
Déçu de n’être que moi :
piètre idéologue,
J’effeuille du passé,
en béjaune taclé,
Les trop fades clichés de
l’enfance bâclée…
Suis-je donc devenu habile
philologue ?
Armand
Mando ESPARTERO© copyright 2023






