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dimanche 1 janvier 2023

SANS SOLEIL… JE ME NOIE

SANS SOLEIL… JE ME NOIE

 

Mon soleil égratigne l’étrange nébuleuse

Pour ne se point roidir aux lueurs décembrales ;

Il rassure mon âme rudoyée de longs râles,

Mon cœur pris au licol de traverses houleuses.

 

En piétinant mes rêves démunis, en bélître,

A posé tel un baume sur mes déshérences,

Sans s’en repaître, la noirceur du silence

Au seuil d’envies transmuées en talitre.

 

La honte, malgré moi, civilise encor

Joies, et peines diffuses… sans soleil,

Je ne peux atténuer du pénible sommeil

Les revêches coulées densifiant ce corps

 

Balloté en tangage de l’aube aux nuits…

Pourquoi, en me faisant escorte, l’aurore

En densifie l'angoisse palpable ? j’abhorre

De ces rites la constance… je m’ennuie

 

Aux tarentelles dont personne n’approuve

Ni rythme, ni éclat… ces latines culbutes

M'assourdissent ; malgré elles, chahutent

Sans relâche… est-ce un mal que je couve,

 

Une affliction en moqueuses dérives ?

Jamais du soleil n’est tant perçu d’algies !

Ne sais en ces tares, dépourvue d’énergie,  

Quelle brande empruntée jusqu’à l’ultime rive.

 

Déçu de n’être que moi : piètre idéologue,

J’effeuille du passé, en béjaune taclé,

Les trop fades clichés de l’enfance bâclée…

Suis-je donc devenu habile philologue ?

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2023