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mardi 10 mai 2022

ÎLE ET AILES


ÎLE ET AILES

 

Démembré sur l’asphalte de mes quinze ans,

Je fuyais des nuisibles offrandes le don

Fait aux icônes qui en automédon,

Guident Néoptolème, cet autosuffisant,

 

Jusques aux gémonies où la gloire confisque

A l’âme pénétrée de vains atermoiements,

De formelles attentes sans linéaments,

Au soir fractionné d’illusoires trochisques.

 

Le souffle de mon île balayait de l’ennui,

Pour s'en mieux surprendre… parfois,

Tutélaire sorgue bercée de grands froids,

Rude assombrissement d’éphémères nuits.

 

Je voyais s’écailler des matins à venir,

Avant d’en sublimer l’artificieuse aura,

L’altérable rosée boudée du drosera,

Le farouche aiguail… et sans y parvenir.

 

En de riches quémandes, j’illusionnais

Et mon cœur, et ma soif éphébiques,

Egrugeant de mes ailes la voilure torique :

Fadasses effluences de l’affect ruiné.

 

Ai tant rêvé d’atteindre l’inaccessible faîte

De l’enfance piégée d’utopies contadines…

Ma fragile musarde fuit des citadines

L’enjôleuse moue écalée de défaites.

 

Solitairement, prisonnier de fantasmes,

Me suis laissé dupé de songes corrompus,

De flottantes chimères… hélas, n’ai pu

En baguer les disgracieux spasmes !

 

Sans île, et sans ailes_ refoulé sur la rade

D’insolvables amours, ai fini par sombrer

En vieil amant déchu, et par trop encombré

De fugaces désirs semble-t-il… décigrades.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

mardi 3 mai 2022

SENESCENTS APHORISMES

SENESCENTS APHORISMES

 

Cachées entre les lignes, emmurées volontaires,

Mes pensées semblent liquéfiées… elles bordent

De chaque perspective que peu à peu décordent

La raison et l’espoir bridant l’imaginaire,

L’orgueil du glossateur, sa fougue d’avenaire

Ignorée de la gent bornant miséricorde…

 

De mes quinze ans fragiles, à la translation

Dont ma peau alimente le parallélisme,

Me purge des matins liés aux aphorismes :

Tenaces manigances, opiniâtres fusions.

 

Les doutes pénétrés de lourdes arguties,

Les folles controverses lestées de défiance

Calquent du savoir, en d’autres alliances,

La réelle valeur dont l’imbu se soucie.

 

Quel fol me précipite du haut de cet orgueil

Dont l’idoine abecque du lore de son rostre,

La saillante lèvre dressée en conirostre

Pour encor ânonner, empaumée à ce treuil !

 

Sans montre d’outrecuidance, je dénoue

Du vocable emprunté à mes pairs,

Joviale constance… est-ce à dire qu’on s’y perd

Quand l’emphase admoneste du joug

Rehaussant du sabir le subtil rajout,

L’inutile emprise, l’impossible repaire !

 

Au faîte de mots vrais, et avec assurance,

Plissant de l’invective le pompeux verbiage,

Je rassure, quand tonne le charriage,

L’ouïe en son éveil… si la crainte dérange.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

AU RYTHME DE L’ESPECE

AU RYTHME DE L’ESPECE

 

L’oiseau s’est envolé aux ombres qui s’effacent ;

Il a quitté du nid la duveteuse assise ;

Il n’est pour qui, en ces heures précises,

N’a vu de ses rémiges, la douceur qui l’enchâsse,

Aucune vision aux ides quand trépassent

Les ultimes plombées sur l’onde insoumise….

 

L’oiseau s’est envolé afin de disparaître

Entre les froids blizzards et la nue infidèle

Et qu’égrènent les vents piégeant l’asphodèle,

Les tempêtes butées neutralisées du reître.

 

Le soleil enclin aux tendres grâces éveille

Du miroir de l’étrange nature, l’écho

De ce reflet blessé de clichés afocaux

Où l’oiseau bleu lacère l’azurage vermeil.

 

Il n’est en cet ouvrage mollement poudré

D’indociles crachins nulle métamorphose

Roidissant du flou l’aura d’anamorphose

Aux lunes rapiécées chues au soir de l’adret.

 

Au rythme de l’espèce, il s’en vient quérir

Aux frimes d’abondance, avant reviviscence,

Conciliabules et menues confidences

Sous la toile froissée de bises à mûrir.

 

L’oiseau bleu en y posant parfois des ires

Eclatées, de cruelles bourrasques,

S’évertue à l’aube d’envies fantasques,

A ramener au souffle d’ondes apyres

D’immuables collyres retenus de la vasque.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

vendredi 25 mars 2022

PARIS CETTE GÂTINE (AUX RUINES DU PASSE)

PARIS CETTE GÂTINE

(AUX RUINES DU PASSE)

 

Je connais de la ville les moindres interstices, les ruelles pavées, les trop longs boulevards, les tristes avenues et le sang des trottoirs : celui que perdent la nuit, les marlous et les chiens fuyant l’aube à venir, pour ne se point soumettre aux lois de la maréchaussée avide d’en découdre avec ces marginaux émargeant de nuits blanches, d’éthyliques comas… ou simplement de fastueux lupanars où s’offrent sans retenue, les bourgeoises coincées, les fragiles minaudes dont Paris auréole l’ignominieux commerce(…)

Paris est un chenal que traversent les vents et d’épaisses bourrasques muées en maëlstroms sur la peau de la Seine, entre les ponts ; ils grincent sous le poids de trotteuses fardées, de fringants pédérastes ajustés au corset d’illusoires offrandes, grimés sous la barlongue d’un éphémère théâtre,

La coulisse d’un opéra en ruine ; y glissent des cariatides purgées du raisonnable (…)

Paris cette gâtine, est une moite jachère dont les semis enserrent entre les frêles stries les pas désaccordés de crédules péons, de pontifiants sectaires noués au point du jour, quand résonne l’écho du vice, et (ou) quand tintinnabulent les cloches du destin vidé de sa superbe…

Je connais les artères germanopratines, les murets de Gavroche : fragiles barricades, sanglades palissades ; s’y écaillent encor la sueur de braves révolutionnaires…

Sur les Champs-Elysées, et jusqu’au point de l’aciculaire obélisque Concorde, les touristes dévêtent la capitale avant de l’entoiler d’ouateuses fumées prises aux estaminets à l’écœurant pétun… au rets de l’objectif, s’étranglent des clichés faciles, de ridicules poses pixellisant l’étrange, cosmétiquant du flou le trompeur photomètre…

 Au pied de la tour Eiffel, les amoureux pénètrent de l’angoisse, autant que des fièvres, l’insoluble vertige dont s’agrémente l’âme de l’excursionniste venu de ces contrées dont parle le poète que Paris ensorcelle de fantaisistes contes, d’indociles mimiques (…)

 J’ai traversé des ombres dilatées, avant que de m’émouvoir, les impasses mordues de flottantes poussières ; y chantent les ménestrels d’un autre temps, les nouveaux Bruant aux portes de Ménilmontant… l’argot fait son retour entre zinc et percolateur de bistrots enfumés que la môme Piaf voyait comme des lunes au revers d’aventures consommées de voyous mine patibulaire, de ruffians passionnés de Prévert, de turfistes monnayant la goulue d’un Versailles d’infortune…

 De Montmartre aux Invalides, quand le soir pose arpèges aux notes des nuits bleues, Paris siffle en un sabir super, un son mélodieux aux vieux refrains sucrés d’artistes désœuvrés abandonnés en cale, sénescents chansonniers bridés de souvenirs… oh ! comme ils aimeraient renaître au souffle frais de fringants lovelaces… ils pourraient amortir de leurs rêves tronqués, l’onirique lestage (…)

Quand Paris, en doux conciliabules, défenestre mes joies, vient m’inoculer le venin de sa rage, heureuse, fière en sournoise catin, elle me fait reproche de nos brèves étreintes, nos vagues promesses, tous nos gages menteurs ; alors, au silence fané de mes topiques fuites, j’encloue de métaphores mes peines ulcérées, puis… au faîte d’un temps mort, imagine un chemin perçant d’outre-lieu, un cahoteux sentier où se meurent les songes juste éclos.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

jeudi 24 mars 2022

AVANCE SANS CRAINTE

AVANCE SANS CRAINTE

 

Avance, n’aie pas peur ! Mon cœur

Fait chaud et froid… c’est selon…

Avance lorsque les vents moqueurs

Emportent au-dessus du vallon

Les lambeaux de la triste rancœur

Épanchée à l’ouïe des filles de salon !

 

Ces minaudières, parfois à contrecœur,

Dévêtues, pâles, s’étirent de leur long,

Enivrées d’absinthe, de liqueur,

Sur de moelleux sofas, déliant bottillons

Devant le mâle, cet amant vainqueur

A l'inaudible sabir, hissant gonfalon

Sous l’étoupe d’un sinistre croqueur...

 

Il retouche la courbe du mamelon,

En pince l’aréole, en fauviste truqueur,

Pour sublimer le chaud tétin oblong ! …

***

Avance sur mes pas ! Mes songes remorqueurs

Te conduiront sans doute à mon riche filon.


Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

 

mercredi 23 mars 2022

AU MAL DE VEXANTS MOTS…

AU MAL DE VEXANTS MOTS…

 

Je t’ai cherchée, inquiet (…) achevant du désir imprimé en mon âme, la pâleur des matins, la froideur des passants

Qui semblent amochés par d’inusables nuits, de trop fuyantes heures, quand les yeux admonestent des lunes qui fuient, la troublante lueur du temps sans évidence…

Il me semble parfois, aux rêves qui s’éteignent, que ton ombre déplisse de mes vieux souvenirs, le parfum des premières rencontres, la fragrance des sourires complices, l’impatience dont font montre les mains se voulant rapprocher… pourquoi n’ai -je point vu s’arc-bouter en ces peines nos profils disjoints, nos silhouettes devenues de fuyantes esquisses chues d’un vieux chevalet en une impasse grise !

J’ai pris_ sans te le dire_ avant de te pleurer, les ruelles glacées de la ville où s’écaillent en des soirs imprécis, les mots de ces amants enivrés de mensonges, grisés de faux serments, ces perceptibles mues qui de la lèvre, aux mots, écalent l’impudence, sans la jamais défaire de l’horrible carcan du précieux retenir (…)

Je n’ai pas su calmer du grondement des peines entenaillant ma joie, le tumulte, car de ma soif d’aimer à cette retenue, mes besoins firent don de la vraie déshérence (celle que les poètes dépossédés du verbe, accusent de trahir l’inoffensive plume d’ordalies peu sages) … se peut-il qu’en ces flous, s’épanouisse mon style !

Il pleut à ma fenêtre… les soleils ont boudé de l’affect mien

Les moindres pulsations… enguenillé d’immodestes vertus, je piste du raisonnable, avec parcimonie, les traverses butées de vies emporte-pièces, de destins harnachés d’un horrible licol… où es-tu, que fais-tu ?

Pourquoi dois-je pleurer ces matins de cendre… qui t’a fait odalisque d’un trop lointain harem, que je ne puis _ moi, inutile ilote du vide en sa constance_ approcher de mes lèvres, frôler de ton sourire les premières ridules, boire à ta source bleue, la diaphane lie !

Tu m’as laissé croupir, encavé de blandices… l’empreinte de mon double fait la nique au plaisir, le sceau de ma peau blême disparaît sous l’épave d’un vieux marigot où croupissent les larmes de ma thébaïde… je suis seul, je vis seul entre les colonnades de mon lit d’infortune… je me drape d’envies pour pallier au manque dont l’infortune encloue en de longs parchemins, l’idéal… et ce, à moindre coût…

Les femmes m’ont sevré du sein de la jouissance ; elles m’ont mis au ban des graveleux conscrits, moi qui ne suis que peine, indulgence, attention ; moi qui ne suis_ accoutré

De regrets_ que l’espace de l’espèce, l’Ether au point du jour, l’intervalle goulu où paissent les planètes !

Je te cherche, sans craindre du devenir l’insolente mouture ; as-tu pris ton envol avant de t’évanouir au tertre de mes nuits blanches ?

T’en souvient-il ? nous foulions jadis, sur les bords de la Seine, les crantages ridant de la margelle, d’anonymes pavés ; nous riions de ces couples guindés rentrant quand point matin, et qui de l’insomnie perçaient en de douteux accords, le cylindre trop froid…

Tu avais l’élégance des filles qui en s’offrant, accusaient le bonheur d’en faire toujours trop… tu rythmais de tes pas cadencés, l’épaisse cosse de tes soupirs latents, le bâti de fièvres que la bise agrémente de rictus affectés, et qui de

L’intactile offrande, pénètre les geignements vite éclos…

Mon corps déracinait du souffle animal, l’ahanante coulée ;

Qu’y pouvions-nous faire, nous les énamourés scellés aux mêmes rêves (!?) ma garçonnière, à deux pas de Cluny ressemblait aux entrailles de ces monastères où les rais chauds s’aiguisent pour mieux percer de l’ambre l’efficace substance… tu savais que nos jeux interdits donneraient ton à mes primes badines ; j’ignorais de tes vingt ans de femme la rétive étrenne.

Que n’aurais donné pour fixer au col du palimpseste, la douceur de l’instant, ce troublant parhélie !

Ta peau avait le goût des frissons égrenés, des notes posées

Aux dents du clavecin, de l’enfantine moue des rosières charmées de la folle hardiesse du fier céladon…

Entre rires et pleurs, nous consommions du délictueux breuvage, en de justes lampées, l’éphémère nard de la volupté…

Les heures qu’il m’en souvienne garrotaient de la peur la puissante âpreté, celle que les novices posent en badigeon sur l’esquisse mouillée de la désaffection…

Je n’étais qu’un enfant perdu en la marelle d’un vif accouplement ; éparpillées mes lunes n’avaient d’escales que le râle buté d’une douce étreinte parfumée de plaisirs et d’ouateuses volutes ennuageant la chambre de cicatricules

Emmargées de la sueur de fautives plissures, au faîte de l’irréparable (…)

 

 

Vidé de mes pensées, mon trop-plein d’entrailles, j’édulcore du passé le fiel de remembrance ; mes clichés sont des flous au socle d’artefacts, des brumes déportées de la nue cotonneuse, d’ides poncées de la matutinale emperlée de rosée….

Si je voulais atteindre de nos lointaines cimes, en un matin crayeux, le salvateur piton, délesté de mes ailes, le frileux tourbillon de l’existence tierce dégoterait mon cœur avant de l’estourbir de brocards et de piques pour le moins délétères. Ne serais plus que moi : inutile jocrisse d’un poussif rigaudon dont Lully tallerait les anamorphes spires.

A ma fenêtre se noient de fades gouttelettes, d’infimes flux de bruines ; j’en aspire en mélancolique aède, l’implexe chimie, le schème d’apparence…

Les femmes qui traversent ma tenace bohème te ressemblent et m’inquiètent ; elles pourraient offrir en un oratorio superbe, de nouvelles portées à mes notes bridées, afin du dizygote décélérer la futile manœuvre, cependant que mortes, demeurent mes lubies, mes nocifs errements en d’assassines rondes de menuets compliqués, de bouffonnes escrimes dont Rivarol encloue le quolibet en pirouettes dociles, en de fins codicilles… ces subtiles lézardes défigurent mes songes ; elles donnent à mon désir des rogues avortés…

Ces pontifiantes crues se déversent sans fin en l’estuaire de mon mal…

As-tu de l’amour vrai su puiser contenance ? le présent fait-il confessions de nos noces d’hier, nos intenses brûlures ?

Se peut-il vrai ce désengagement ? aurais-je de la mise bafouer le sixain ?

Tant d’épreuves m’enserrent (…) je nourris en mon sein, avant que de me perdre, les piètres rogatons, les piteuses fêlures de mon deuil de laptot : ces grotesques livrées au revers de l’oubli… je navigue à vue au centre de nulle-part… mes envies en déclin résistent à fonds de cale… accorde-moi audience ! … 

Me ferai factotum pour supplicier de la rouge béance cet écartèlement… penché sur ta voilure, je saurai confisquer du sang de tes folies les précieuses gangues de la désaffection, même s’il m’en coûte de traire de l’audace, les replètes tétines ; de mes lendemains s’écouleront sûrement, appauvries du seyant, les eaux plates de l’âme, le lavis du cœur sur la toile pincée de reflexes agioteurs : indispensable richesse d’un frondeur lovelace, et que je ne suis pas…

La prose qui m’anime te fera connaître de mes clairs sentiments la nouvelle arabesque, la précieuse rosace.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022

AVEU SOUS LE BOISSEAU

AVEU SOUS LE BOISSEAU

 

J’ai osé… je fais ma coulpe ; je dis tout :

En mes rêves éclos la femme de ma vie

Avait de l’absolu, animer chaque envie,

Et du besoin d’aimer aux béguins fourre-tout,

 

J’ai calmé mes ardeurs au chevet d’odalisques

Geôlières du temps passé, héroïques bignoles

Dont l’audace, si le galant somnole,

Etrangle le manant devenu fier morisque.

 

J’ai revu aux nuits d’encre, derrière les volets,

Les putains de Bakou, les ménesses blessées ;

Elles traînent un fardeau, sans jamais effacer

L’empreinte de l’amant rêvant de les violer.

 

J’ai couché en grange la camérière émue :

Naïve soubrette dont les moites jupons

Attisent la folie du damoiseau fripon,

Embrase le désir décloisonnant la mue.

 

Mes quinze ans portent deuil d’escobarderie,

De mensonges faciles, de contrevérités

Fardant du quotidien dont ils ont hérité,

L’excuse la plus folle en sa jobarderie.

 

Vois-tu ! je suis l’inutile barde, ce celtique

Trouvère dont le verbe fait scandale ;

Je tonitrue pour taire sur les dalles,

Le bruit sourd de mon pas, la glyptique

 

En breloque à mon cou de dandy égaré,

D’extravagant mirliflore sans le sou…

J’ai caressé des chattes les dessous,

Avant de me lasser de leur triste faré,

 

Leur frêle chaumière au musc suranné,

Ce boudoir où s’écaillent à l’aube,

Au jour naissant, au revers de leur robe,

D’éphémères idylles, des amours fanées.

 

Le temps m’a enivré, les ans m’ont grisé ;

Sous mon toit d’infortune se meurent peu à peu

Les riches souvenirs, les débits pompeux

D’une vie sans saveur se voulant remiser.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2022