Que nos mains se puissent rapprocher ?
Si de vos larmes, moi l'amant dépité,
Avais trop longtemps recherché
Les perles dont vous me fîtes don,
Serais-je des contraintes, illusionné,
Contrit, en de poussifs pardons,
Cœur à nu, apte à vous étonner ?
L’enfance nôtre s’égrène peu à peu,
Bercée d’illusions, de pondération...
Se doit-elle soumettre aux pompeux
De vains dogmes de propension ?
Verra-t-elle un jour, des perspicuités,
Naître enfin, radieuse, la bohème
Aux jaspures écachées, voire floutées ?...
S’en cornaquent les mofettes blêmes.
Si des mots vétilleux de vexantes missives,
L'inconfort sanglait le parchemin,
Glanerait sûrement de l'imaginative,
L'habile ton... plus habile peut-être, ma main
Sans nulle crainte, ni aposiopèse,
Vêtirait l'épistole, de fougueux attributs ;
Peu s’en faudrait, en ce dolent malaise,
Que j'aie à m'en faire, et sans du lourd tribut,
Agréer de spécieuses coactions :
Ces quitus au joug d’immodestie,
Du sophisme de prévarications,
D'un clerc tonsuré, spolié d'empathie.
Dois-je encor croire aux joutes labiles
Sans du pesant chaos, écurer la tortille ?
Et si de l’agonie, s'éventait le babil,
Y verrions nous poindre de lambines vétilles ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021




