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vendredi 13 août 2021

AFFLIGEANT CONSTAT

AFFLIGEANT CONSTAT

 

Il y a des filles sur les ports embrumés,

Que les marins courtisent, la nuit tombée ;

Ils voudraient avancer fiers, torse bombé,

A leur ciel de lit, quand montent les fumées

De ces grises torchères sur socles bitumés,

Et qu’élaguent les rais de lumignons plombés.

 

Il y a des femmes aux fenêtres disjointes

De ces mas solitaires perdus sur la colline ;

Elles pleurent l'amant aux caresses félines :

Âme solitaire percée d'inélégante pointe…

 

Et puis… il y a nous : deux naufragés surpris

Du nostoc d’estuaire… quand nous ne serons plus,

Que nos corps bouderont du néant, le reflux,

Chanteront des matins affranchis du mépris

Dont se nimbent ceux qui ne jamais prient :

Ces sceptiques aux ambitions mafflues.

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021