Fier, sur sa cathèdre, se prenant pour Dieu ;
Il se joue de la foi du Chrétien véritable…
Il voudrait tant et tant, pouvoir le mettre à
table
Au ventre du Vatican, cet enfer de haut-lieu…
Il se croit invincible, mouchant de quiproquos,
Le larvaire buté, qui en blasphémateur,
Ose l’appeler ‘’père’’… lui, ce cynique menteur
Dont les prêches alimentent l’obstacle de l’écho.
Il croit régner en maître sur le simple d’esprit,
La pauvre ménagère, la béguine coincée ;
Dire que l’homme dont l’âme s’est laissée poncer,
Croit que ce funambule serti de lourds mépris :
Cet arrogant pape de prévariquât conduira
Les prétendus fidèles du noviciat de zélation,
Au Faîte du Royaume de La Belle Sion,
Ad patres, avec palmes et gloire, sous aura :
Cet éphémère nimbe dont le catholicisme
Ebaubi en l’état, agrémente l’icône de retable :
Pauvres hères ; ils sont de ces bistables :
Parures de labret soufflée du syncrétisme
A la lèvre romaine de chaisières dupées,
De moniales de mariolâtrie : folles vierges
En génuflexion devant un hideux cierge,
Pincées sous la férule de cardinaux huppés
Pénétrés de bombance, de rites et de pompes
Dont le faux magistère attise les plumets,
Aux tempêtes butées s’en venant allumer
La mèche d’un office de désuet psychopompe.
Lorsque s’écroulera cette Rome papale, ce fief :
Riche tombeau de blasphèmes annelés,
Princes et archevêques se feront tonneler
Du Divin Chasseur… l’esprit lesté de vains griefs,
Le mécréant boira de coupe pleine, le venin
Du serpent de l’Eden : ce fielleux pérore
dont Eve
Sustenta à la lie sa balèvre lippue, cette sève
Eventée, au soir… enivrée de l’infect tanin,
Sans reconnaître_ bigame ! _ de
la trêve,
L’Ultime semonce du Dieu en Colère : Brève
Admonition du Sauveur Eternel, en l’Appel Léonin.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
