Ferai de vos silences un épais brouhaha,
De votre vain mutisme un dense tintamarre !
Serez à la table de ces noceurs qu’amarre
Le sybarite tancé du fielleux ablégat.
Ferai de vos sommeils plages empruntées
D’impudents somnambules, de vaticinateurs :
Ces trompeurs chresmologues, affabulateurs,
Dont jamais vous ne pourriez douter !
En pissant sur vos tombes, l’infecte nécrophage
Qui du corps fait ripaille, arrosera la nuit,
L’altier mausolée, plus profond qu’un puits,
Pour de l’uréique lie étendre le nappage.
Vous vécûtes sans âme ; point n’aurez de La
Grâce
Nécessaire jouissance ! il n’est de l’arrogance,
Nulle échappatoire… sans drapé et sans ganse,
Enfouis sous linceul, ne restera plus traces
De vos rites tronqués… d’autres, à votre place,
Evoqueront _ peut-être(!) _ modulés d’indulgence,
La Céleste Bonté du Sauveur Eternel, quand l’offense
Fanera au tertre du péché… reviendra la confiance
Du sage repenti, aux heures qui trépassent.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
