(La faucheuse)
Elle s’approche la mort,
Et en catimini, s’insère doucement
Dans les veines hybrides, et que mord
Le péché qu’émondent les tourments.
Elle là, à nos portes, cette horrible faucheuse,
Epiant de nos actes, les moindres maladresses ;
Drapée d’un long linceul, et, en défricheuse,
Déboise de l’esprit, la flore enchanteresse.
Lorsque tombe le soir… volets clos, s’invite
En nos chambres, au trouble des nuits…
Se peut-il que l’enfant, qui ici-bas, l’évite,
Soit le seul à atteindre, au-delà de l’ennui,
Un plus juste sommeil, un repos mérité,
A l’heure où l’âme pleure son dernier été ?
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
