pinterest

dimanche 1 août 2021

IMPERCEPTIBLES CRIS

IMPERCEPTIBLES CRIS

Je hais les riches 


Imperceptibles cris qui en la nuit, se fondent

Au désespoir de l’âme bouleversée ;

Vous aiguisez vos crocs, quand se vient déverser

Les chagrines larmes qui s’y souvent confondent !

 

Molles huées de défaites, en un soir de malheur ;

Voyez traîner au caniveau de ces ladres ruinés,

Les baveuses coulées de liesses périmées,

Les glaireux ramas de mensonges, de leurres !

 

A vos tables jadis, s’entretissaient des rêves,

Des promesses mondées, d’artificieux aveux,

Devenus rogatons de sinistres morveux

Toujours prêts à découdre, et sans jamais de trêves.

 

Nuisibles doléances d’occultes financiers,

De cambistes pistés de récipiendaires,

Cessez vos ronds-de jambes de tortionnaires,

Dont l’ilote accuse codicilles de conférenciers !

 

Poudrés de miasmes trompeurs, vous paradez

Sereins, trompant la gent honnête… celle

Qui vous confiait sequins, quand l’escarcelle

Du boursicoteur se laissait_ hélas _ dégrader !

 

Pernicieuses intercessions de stellionataires,

Qui trop souvent, percez des clivantes empreintes,

L’estampille dont la charge semble ceinte

Au juste locateur : nouvel actionnaire

 

Dont vous sucez le sang… vampires que vous êtes !

L’enfer, à vos pieds, calcinera vos titres,

Vos valeurs et vos biens… sera-ce alors, en pitres,

Que vous ferez gigote, argentiers malhonnêtes !?

 

Je me gausse déjà de vos cris de rouliers,

Vos froids glapissements de mécènes ventrus !

Ignobles écornifleurs, cupides malotrus,

Attiseront des flammes, les braises déliées !

 

Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021