Comme la cendre revêche sur un caveau chaulé,
L’âme compassionnelle enchâsse de prières
Les murmures couvés de coulpes princières,
Les aveux délités, à l’ombre de mausolées.
Comme l’enfant perdu au nord de l’existence,
A l’ubac de ces monts infranchis du béjaune,
Le désespoir enkyste de subtiles maldonnes,
La veuve et le fuyard que l’adultère tance.
S’il est des nuits d’orage où s’épaissit la sorgue,
De ténébreuses chapes impalpées de la nue,
Naissent encor au matin, en l’aube retenue,
De nouvelles spires dépossédant les morgues.
Je vois le jour qui vient, à l’orée de grands
bois,
Comme bonheur à poindre de l’horizon lointain ;
En moi, s’entretissent des rêves ignorés du mutin
Prêt à tout déflagrer quand il est aux abois…
Comme la pénitente en génuflexion, la béguine
Coincée entre les colonnades, la mort, cette lie
S’accroche au subéreux esprit qu’enfante la folie
Céans, creusée de jaspures consanguines.
Me feriez-vous laptot, pour combattre les mues
S’en venant, en l’illusoire_ certes ! baguer
De vos feintes meurtries, d’esclavagistes dagués
Au-dessus de l’ilote ? … ce béotien promu
Au titre de noblesse, utilement gradé
Du monarque en livrée… oh ! j’en suis tout
ému…
De fades désirs, à l’intense besoin de connaître
Du temps les volontaires donnes, me suis fait_
Qui m’en peut vitupérer !? sans l’aide d’un
profès,
Ouvrier du Divin Créateur : une brebis à
paître
Et qui du Ciel de Gloire, renie cet univers
surfait.
Mando est un espace où se meurent les vents :
Une nouvelle sphère jonchée de survivants.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
