A force de l’aimer, elle a fini par fuir
Les chemins étrécis de la ville fardée
De luminaires, de cocagnes, de cuirs
Entretenus de longs pylônes ardés.
A force de la suivre à travers la broussaille,
A l’orée de sentes ébranlées de grands vents,
Ai vu naître et mourir en mes champs de bataille,
Bonheur et infortune du remords éprouvant.
A force de marcher sur ses pas imprécis,
Ai fini par confondre, avant l’aube nouvelle,
L’insolente douleur du bretteur indécis,
Et la douce euphorie dont l’ivresse nivelle
L’affectivité, avant que d’assagir le cœur
Empreint de ce lyrisme qu’émousse la rancœur.
Armand Mando ESPARTERO© copyright 2021
